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arseille, 1720. La population peine à le croire, mais la peste est de retour. Bernard de Gonzague, dont l’épouse figure parmi les victimes, mandate Léo Loden pour mener l’enquête et découvrir l’origine de l’épidémie. Le limier constate qu’un mélange de cupidité et de laisser-aller a favorisé la transmission de l’a pandémie.
Un peu comme il l’avait fait dans Massilia Aeterna, Loïc Nicoloff s’offre une excursion temporelle, tout en respectant l’esprit de la série. Mêmes personnages, mêmes traits de caractère, même regard sarcastique sur les magouilles politico-financières ; seul le décor change.
Le lecteur a par moments l’impression de se retrouver en terrain connu tant certaines situations évoquent la crise du COVID : confinement, fêtards défiant les règles ou port du masque ; comme quoi les enjeux ont finalement peu évolué en trois cents ans. Ajoutons à cela un médecin dont le visage rappelle celui de l’ineffable Didier Raoult.
Bien que Bubonic et vieilles dentelles soit avant tout une fiction, le récit, bien documenté, est parsemé d’anecdotes sur la crise sanitaire qui a emporté la moitié de la population de la ville. Ce contenu informatif se veut certes intéressant, mais il crée quelques longueurs, au détriment de l’action.
Le dessin « gros nez » de Serge Carrère continue de se montrer à la hauteur. Ses acteurs jouent toujours juste, malgré les exagérations propres au mode caricatural. À l’aise dans l’illustration de ville et de la modernité, il a su démontrer qu’il peut aussi faire dans la bande dessinée historique et offrir une représentation convaincante de la Cité phocéenne, telle qu’elle apparaissait il y a trois siècles.
Au final, le diagnostic est mitigé. Bien que l’humour demeure contagieux, le bédéphile retient surtout qu’il a reçu une dose de rappel sur la peste de 1720. À force d’être didactique, le scénariste finit par confiner son lecteur dans une narration manquant parfois d'air.








Marseille, août 1720. Le commissaire de quartier LEO LODEN est engagé par un riche bourgeois pour éclaircir le mystère entourant la mort de son épouse, décédée il y a peu d'une mystérieuse fièvre orientale. Sans le savoir, notre héros vient d'être mêlé aux événements ayant entraîné l'apparition de la Grande Peste à Marseille ...
Comme pour le T25, cette nouvelle aventure de LEO LODEN se déroule dans le passé et non à notre époque contemporaine. Après l'Antiquité (cf. T25), voici donc Léo au début du XVIIIème siècle. Une astuce scénaristique bienvenue, permettant de casser un peu la routine de la série et d'éviter de s'enfermer dans la monotonie, même si en soi l'enquête que mène notre héros n'est pas des plus claires ni des plus entraînantes. Deux points positifs néanmoins :
- de nombreuses informations didactiques qui permettent d'en apprendre quelque peu sur les conditions dans lesquelles la Grande Peste a fait son apparition à Marseille et comment et grâce à qui l'épidémie a pu être enrayée;
- le dessin qui permet de se représenter à quoi pouvaient ressembler Marseille et ses habitants à cette époque-là.
Au final, un épisode globalement sympathique, bien que l'action se déroule au cours des événements qui sont probablement les plus dramatiques de toute l'Histoire de la cité phocéenne.