Beryl : de paysan à maître d’armes est un shônen manga d’heroïc fantasy, tiré, comme beaucoup d’œuvres du genre, d’une série de light novels scénarisés par Shigeru Sagazaki. Le manga est dessiné par Kazuki Satô et comporte 9 volumes au Japon – 5 en France où il est édité par Nobi Nobi et sort à un rythme trimestriel.

Beryl Gardinant est un maître d’armes vivant dans un bled paumé où il enseigne le maniement des armes dans le dojo de son père, Moldea Gardenant. Probablement âgé d’une quarantaine d’années, toujours célibataire au grand dam de son père, gentil et modeste, il aime son travail et a formé de nombreux disciples talentueux (enfin, surtout talentueuses mais il a aussi quelques élèves garçons) qui occupent des postes importants à Baltrene, la capitale du royaume de Libéris. Est-ce le résultat d’une coïncidence et du seul talent de ses élèves ?
Lui le pense mais ce n’est pas le cas de ses élèves qui veulent absolument que son talent soit reconnu et l’une d’entre elles, Allucia Citrus, finit par le traîner de plus ou moins bon gré pour entraîner les chevaliers de l’ordre qu’elle dirige.
Le manga ne se distingue pas trop par son originalité. On a un peu de One punch man, une dose de fanservice et de harem, de l’heroïc fantasy classique avec de l’action et de l’humour… Mais il est plaisant à lire : les différents éléments sont bien dosés : le fanservice et le harem restent heureusement légers et pas trop mis en évidence. Et, si le héros est très puissant, ce n’est pas au point de devenir un Saïtama qu’il faudrait éviter de mettre en avant car il résoudrait tous les problèmes d’un coup ; son énorme niveau vient principalement de sa capacité à anticiper les techniques de ses adversaires et à détecter leurs points faibles. De plus, étant donné qu’il n’a jamais vaincu son père, on devine aussi qu’il a encore une marge de progression.
L’ambiance est également intéressante : pas de grande quête pour l’instant mais quand même quelques combats sympathiques, en entraînement, mais aussi entre humains ou contre des monstres. Il y a notamment quelques conflits politico-religieux et des moments touchants et assez sombres dans les tomes 4 et 5 autour de Mewi, une enfant voleuse dans les rues, qui avait été élevé par sa sœur défunte et voulait la ressusciter. Sans modifier complètement l’ambiance du manga, cette partie introduit cependant des nuances intéressantes et permet d’enrichir le lore de l’univers.





