ben27 a écrit:2- Quelques regrets sur les moaïs qui sont un peu là pour faire joli.
Moi aussi je me suis interrogé -- et un peu plus -- sur leur sens, d'autant que dans le tome 1 (page 85), quand le flic lui demande pourquoi il a vidé ses comptes avant de partir, Mancini déclare que sa destination était d'emblée Rapa Nui. Or, par après, il ne cesse de nous faire comprendre sa destination était le chemin en lui-même (air connu). Une fois dehors et à l'air libre il croise certes des moais en grand nombre, mais jamais il ne dit que leur île est sa destination. Du coup ç'avait l'air un peu exotique, un peu gratuit, et ce que je prenais pour une incohérence (certes légère) gênait un peu ma relecture des trois premiers avant la découverte du dernier, jusqu'à ce que je retombe, dans le 3 (page 77) sur cette phrase de Roland : « Sais-tu que Rapa Nui est, sur le globe, l'endroit le plus éloigné d'une terre habitée ? » Du coup les moais prennent tout leur sens, il me semble, ils n'ont plus rien de décoratif, et il est très logique que Mancini explique au début de son interrogatoire que ce qu'il a toujours cherché c'était -- d'une certaine façon -- Rapa Nui.
...Alors, réconcilié avec les moaïs ?
Quant à l'ensemble que forment les quatre tomes, à tout point de vue, quelle maturité. Quand Larcenet déclare qu'il a renoncé à devenir un tueur de masse, on peut penser qu'accoucher de Mancini l'aura sans doute soulagé. Finalement le docteur Schneider savait peut-être un peu ce qu'il faisait...
