Horace G a écrit:L'Ombre Jaune a écrit:En tout cas, voilà encore un héros de BD né au XXème siècle qui doit se demander où est passé son pote Bob Morane, en ce qui concerne le forum adéquat.

Suis pas persuadé que Corto ait été un grand pote de Bob Morane (en admettant qu'ils se soient connus, les époques ne sont clairement pas les mêmes).
Je ne sais pas ce que vous en pensez mais Morane ne m'a jamais paru être un gauchiste forcené. Corto non plus je dois dire -- je le vois plutôt anarchiste -- mais quoi qu'il en soit pas très proche idéologiquement.
Quand j'utilise le mot "pote" ce n'est évidemment pas pour caractériser une improbable amitié fictionnelle, au sein des récits respectifs, mais de leur proximité factuelle et indéniable (au même titre que d'autres héros vivant dans des époques différentes, on pourrait citer "Chevalier Ardent" ou "Alix", par exemple), car ils font tous deux partie de ces héros de BD ayant vu le jour au XXème siècle, et pas au XXIème.
Et pour la comparaison entre leurs idéologies et codes de valeurs respectifs, désolé, mais Bob Morane n'a pas besoin d'être étiqueté "gauchiste" pour néanmoins être un bon exemple de ce que peut être un humaniste, philanthrope et soucieux de tenter de réparer les injustices.
Quand il se lance à la recherche de quelqu'un, au secours de quelqu'un ou à la poursuite de quelqu'un, c'est toujours dans un but de réparer une injustice ou de faire progresser la société.
Il est un exemple du héros sans reproche.
Il rompt en vision avec la plupart de ses confrères contemporains. Il ne flirte jamais avec le cynisme, il ne transige pas sur les principes, son code de déontologie ne souffre pas le moindre coup de canif dans le contrat.
Ils sont quelques uns, dans le même spécialité, à ne pas y regarder de trop près dans la manière, à justifier les moyens par la fin.
Il est quasi un esthète de l'éthique.
Il ne tombe que très peu dans les panneaux manichéens du partage du monde.
Il se contente de faire découvrir le monde en tentant de sauver la veuve et l'orphelin et surtout, sans traîner aucune casserole idéologique majeure, sans marcher derrière aucun étendard dont il aurait à rougir ensuite.