Cobalt 60 a écrit:Tu veux que j'essaie d'argumenter ?
Moi, ça m'agresse les yeux depuis toujours, toutes ces hachiures.
Mais ce que j'ai du mal a m'expliquer c'est pourquoi j'admets parfaitement cette esthétique chez un George Grosz, par exemple, et pas dans une BD. Il faudra vraiment que je me penche sur la question un jour.
Un premier élément de réponse serait qu'Il est évident que les références graphiques de Sfar sont à chercher ailleurs que dans la BD, c'est peut-être cela qui me perturbe au fond et qui perturbe beaucoup de ses détracteurs.
Sfar s'est toujours élevé contre ce cloisonnement qui ferait qu'un dessinateur de bande dessinées doit s'insérer dans la tradition du dessin de bande dessinée à tendance académique. Ce qui conduit à une démarche artistique incestueuse et figée qu'on ne peut certes pas lui reprocher quand on voit sa production.
Pour moi, il est évident que les arts ne sont pas cloisonnés et que tous les artistes s'inspirent mutuellement, qu'ils soient peintres, auteurs bd ou illustrateurs (sans parler des arts non graphiques). C'est encore plus évident chez certains dessinateurs comme Nicolas de Crecy ou Sfar. Chez ce dernier, je retrouve beaucoup d'influences de Soutine ou de Chagall et cela ne me pose pas de problèmes car j'aime ces peintres (surtout le second) mais tout simplement son travail ne me touche pas et cela n'a rien à voir avec la question simpliste de la beauté ou de la laideur.
En plus, sa production pléthorique entraine de grandes irrégularités dans la qualité de son dessin, que je trouve souvent bâclé (un dessin peut être spontané, laché mais néanmoins soigné).
Ce n'est pas le cas des dessins ci-dessus qui représentent le meilleur de sa production mais c'est le cas par exemple, du Petit Prince qui me semble bâclé



















