Denis Rodier a écrit:Un peu de "making of".![]()
Trop bien, merci.
Je suis au milieu de l'album, que je trouve aussi passionnant que réussi.
Voilà ce que j'en dis sur un forum voisin (en réponse à un commentaire, que je copie aussi) :
Et c’est mérité ! Je viens de tourner la dernière page et j’ai vraiment adoré de bout en bout. La narration de type « choral » permet de rester stimulé sur toute la longueur de ce pavé.
Outre l’histoire globale que je maitrisais plutôt bien, il y a pas mal d’événements et de personnages que je ne connaissais pas (les opérations militaires en Norvège pour empêcher l’Allemagne de produire de l’eau lourde, le rôle central de Leo Szilard,…). Graphiquement, c’est très beau et sans esbrouffe. On a beau connaître la fin, la scène d’Hiroshima pendant et après la bombe est glaçante.
Un seul regret après cette lecture, c’est de ne pas avoir pu aller et visiter le musée d’Hiroshima (fermé en raison du Covid-19) en février dernier.
L’un des plaisirs, au-delà de tout ce que tu énonces et de la qualité d’écriture (les ouvertures et fermetures de scène sont remarquables, la sélection des anecdotes composant la trame est astucieuse, la caractérisation forte et la pagination accrue permet de prendre son temps pour de grands décors ou des instants poignants), c’est le dessin.
Et notamment l’encrage, qui allie la finesse de la représentation à la rugosité brute de certaines surfaces. Les ombres, notamment, sont très belles, avec de séduisantes hachures courbes, épaisses, presque expressionnistes. Le trait en dessous est parfaitement maîtrisé, les personnages sont reconnaissables et expressifs.
Bref, du boulot de premier ordre.
Et je profite de la présence des auteurs pour poser une question un brin "fanboy". Le clin d'œil "Dairy Planet", qui m'a bien fait sourire, on le doit à qui ?

Jim











