Hélas, je ne suis pas du tout convaincu par ce quatrième volume. Et dire que je l’attendais et j’ai commencé à le lire avec joie
Malgré les deux cents pages, le récit est trop comprimé et ne laisse aucune place à la réflexion ou à la contemplation, comme c’était le cas dans les albums précédents. Il est vrai que dans les deux premiers volumes on suivait moins de personnages que dans cet album ; mais Célestin présentait lui aussi un grand nombre de sous-trames, et pourtant elles étaient bien mieux gérées. On terminait la lecture avec l'impression de connaître depuis toujours Émile, Gustave, Célestin... Ils sont bien fades, par contre, Fannie et Anatole.
De plus, les dialogues et l’évolution des protagonistes manquent de cette subtilité que Gess maîtrisait parfaitement dans le passé. Le personnage de Pluton, dont nous avions fait la connaissance dans Trouveur et Célestin, est emblématique en ce sens, son changement de caractère est vraiment brusque.
Je le relirai, mais la déception est brûlante.
Il y a aussi une erreur de continuité : page 55, le blond est présenté comme Paulo-Chapardeur et le brun comme Dédé-le-Coriace ; alors qu'à partir de la page 57 le blond devient Dédé-Chapardeur e le brun Paulo-le-Coriace (voir aussi page 62)














