Comme l'indique le titre, on retrouve le caillou dans cet album qui se passe en Egypte, au 16ème siècle av JC. Alors, d'yun côté, ça reste toujours foireux. Mais de l'autre, l'idée qu'il représente est bien exploitée dans ce volume. Il apparaît en effet comme un symbole pour les Timour, représentant les valeurs qu'ils doivent défendre et lié au Timour de l'album précédent (alors que les volumes sur le Moyen-Âge se contentent surtout de placer un Timour quelconque dans un certain contexte).
Symbole que représente bien le marchand Nechao Timour mais pas trop son fils pourri-gâté et guère respecté, Thoutiyi Timour (oui, les Timour de cet album ont un prénom). Et que veulent s'approprier les oppresseurs Hyksos qui lui attribuent des vertus magiques. Faute de pouvoir faire confiance à son fils, Nechao va donc l'envoyer au loin. Mais lorsque les antagonistes attaquent, Thoutiyi va devoir se sortir les doigts et prendre son destin en main pour rechercher la pierre et sauver son père.
Et ça donne une très bonne BD : le héros de l'album n'est au début pas un modèle de courage et de droiture et c'est d'autant plus intéressant de le voir faire des efforts, se rendre compte de ses lacunes, devenir plus fort et plus courageux et gagner finalement le respect des autres. Ca le rend plus charismatique et attachant que s'il avait été parfait dès le début.

Le Timour suivant est plus classique. On est cette fois-ci en Grèce à l'époque d'Alexandre, avec une préface qui nous raconte les déménagements et les déboires de la famille. LeTimour de l'histoire participe aux jeux olympiques mais a affaire à Antiphon, un tricheur (et principal antagoniste de l'histoire) qui finit par le laisser gravement blessé après une course de chars. Son frère vient le trouver et lui annonce la mort de son père qui ne lui laisse guère en héritage qu'un caillou (qui ne jouera pas un grand rôle dans cette histoire). Faute de richesses, tous deux décident de s'engager dans l'arlmée d'Alexandre, en route pour la Perse, où ils retrouveront Antiphon qui s'est aussi engagé.
Le détail foireux de l'histoire, c'est que les Timopur n'ont cette fois-ci pas de prénom. Du coup, le héros principal se contentera d'appeler son frère "frère" alors que ce dernier l'appellera Timour. A part ça, c'est aussi un très bon album avec de beaux morceaux de bravoure lors des combats, les deux Timour qui essaient de se montrer justes et loyaux face à un Alexandre courageux mais mégalo et aimant un peu trop le vin et à un Antiphon fourbe sachant manier la flatterie. Ce début de série est donc très plaisant - plus que ce qu'elle deviendra par la suite, notamment quand elle entrera dans le christianisme puis dans le Moyen-Âge.