
Je ne suis pas spécialement fan de Mari Okazaki. Le seul autre manga d'elle que je possède est : Après l'amour, la sueur des garçons a l'odeur du miel. J'ai quand même voulu tester ce volume : le sujet me parle, ce n'est qu'un one-shot et Naban avait fait pas mal de propagande sur ce titre.
Au final, ça a été une lecture très sympathique, avec de très beaux dessins et des personnages attachants - contrairement aux 3 héroïnes insupportables de Tokyo Tarareba girls. On y suite 3 femmes célibataires, qui ont un travail prenant (un peu trop pour Shimizu : ce point n'est d'ailleurs pas vraiment mis en avant ou critiqué par la mangaka) mais se vient constamment rappeler la norme sociale consistant à se marier et à avoir des enfants. C'est toujours quelque chose que j'ai du mal à comprendre (étant célibataire, j'ai eu droit à quelques remarques mais c'était très raremenent appuyé au point de devenir gênant) mais je suppose que ça existe et que les femmes doivent plus morfler que les hommes - on voit d'ailleurs dans la première histoire l'oncle de Mami qui est dans une situation similaire et semble mieux accepté.
Je trouve que Mami est le personnage le plus intéressant, ce qui tient aussi au fait qu'elle a 2 chapitres pour elle, le premier la montrant doutant mais au final plutôt épanouïe, la seconde la voyant se plier davantage aux normes sociales - on peut supposer que c'est cette pression qui l'empêche de voir à quel point son mec est un connard alors qu'il y a de nombreux signaux et d'en tirer les conséquences (il m'a un peu rappelé Yô-chan dans Corps solitaires, mais en bien pire) - avant de finir par se révolter. Ceci dit, le ton n'est pas non plus misandre : s'il y a des connards (comme ce ersonnage ou l'ex-petit ami de Yukino), il y a aussi des mecs bien comme l'oncle de Mami ou le collègue de Shimizu.
J'aime aussi beaucoup les dessins de l'auteur dans cet album. Ils peuvent être très drôles, comme lorsque, dans l'histoire de Yukino, elle et son ex sont représentés sous forme d'animaux. Il y a aussi de jolies pages plus contemplatives et des mises en scène très réussies et efficaces, notamment dans le dernier chapitre pour montrer que
Mami a été frappée par son fiancé après qu'elle lui ait annoncé qu'elle voulait rompre.
Enfin, on notera un dialogue intéressant entre Mami Amamiya, auteur de l'essai adapté dans ce manga, et Mari Okazaki.