de Razky » 15/07/2026 22:52
Une petite ébauche sur laquelle je travaille présentement. L'idée n'est pas de réinventer la roue, mais de prendre plaisir à construire et raconter une histoire avec ses surprises et ses revirements, mettant en scène des personnages évoluant dans un cadre bien précis.
MÉMOIRES D'UN INDOMPTÉ
New Amherst, 1957.
Harold Faulkner est un détective privé à la retraite, aigri et usé. Même s'il a conservé un esprit vif et acéré, les belles années du septuagénaire sont définitivement révolues. Cheveux blancs, bedonnant et portant des lunettes, il est un solitaire revendiqué et demeure enfermé dans ses souvenirs. Il loue une petite chambre chez une veuve autoritaire, Mme Milton, et consacre son temps à lire de la poésie, écouter du jazz et rédiger ses mémoires. Faulkner est un homme de la vieille garde qui vit en marge de son temps, coincé dans la modernité et critiqué pour ses valeurs dépassées.
En pleine nuit, une vieille connaissance débarque chez lui blessée à l'abdomen par un projectile, Ernest Perkins. Avant même que Faulkner ne puisse l'interroger, il s'effondre brusquement et meurt à ses pieds. Signe du destin? Quoi qu'il en soit, il n'en faut pas davantage pour que Faulkner revienne dans le jeu, même si son corps lui signale qu'il s'agit d'une très mauvaise décision. Malgré une aisance limitée et une assurance fragilisée, il est résolument décidé à épingler le responsable.
Faulkner ignore cependant qu'il plonge dans les bas-fonds du crime organisé, puisque de fortes sommes et de grosses pointures sont impliquées dans l'affaire. Inévitablement, le poids des années se fait sentir et le rattrape. Les personnages qu'il croise ne cessent de lui répéter qu'il a largement dépassé l'âge de courir après les papillons. Le milieu interlope s'avère peut-être un peu trop périlleux pour un détective sur le déclin.
Peu importe, puisqu'au crépuscule de son existence, Faulkner ne recherche pas la reconnaissance, ni les honneurs, mais simplement un peu de respect de soi.
Le vieux balai a ralenti, mais la poussière sait attendre.