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nexus4 a écrit:
Elle ne l'aurai pas précisé, je n'aurais pas deviné.







Des livres anciens expédiés en Amérique seraient détruits après avoir entraîné des IA.
Des entreprises américaines commandent en masse des ouvrages d’occasion à des libraires du monde entier pour les numériser afin de nourrir des systèmes d’intelligence artificielle.
Selon plusieurs médias européens, Zoom Books comme d’autres sociétés s’appuient sur une brèche du droit d’auteur aux États-Unis.

Près d’une centaine d’années après avoir reçu un prix Nobel de physique, l’Allemand Max Planck s’est retrouvé sur une liste noire de chercheurs dont les travaux ont dû être rétractés. Un historien québécois a toutefois récemment découvert que le célèbre physicien avait vraisemblablement été victime d’une erreur de l’intelligence artificielle.
« Il y a 15 à 20 ans, l’éditeur scientifique Springer a numérisé les vieilles publications de Die Naturwissenschaften, une revue allemande, dit M. Gingras. Mais jusque dans les années 1960, la notion de copyright et de plagiat était très différente dans les milieux scientifiques. Autant que je puisse juger, un algorithme a décidé qu’il fallait retirer deux articles de Max Planck datant des années 1940. »
M. Gingras a publié son analyse, réalisée avec Mahdi Khelfaoui, de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), en juin sur le site de prépublication arXiv.
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Die Naturwissenschafte (« science de la nature ») était alors publiée en allemand. L’un des articles, publié en 1940, était une réponse à une critique d’un autre chercheur, Aloys Muller, et avait utilisé le titre de la critique de Muller, « La science de la nature et le monde réel externe ». L’autre, publié en 1942 et intitulé « Sens et limites de la science exacte », a été publié dans deux autres revues et dans deux livres. Pratiques aujourd’hui révolues, la reprise du titre d’un autre article et la publication du même article dans plusieurs revues ont vraisemblablement attiré l’attention de l’algorithme.
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L’historien montréalais déplore aussi la réaction initiale de Springer. « Ils ont répondu qu’ils discutaient des rétractations seulement avec les auteurs. Max Planck est mort en 1947 ! C’est vraiment de la langue de bois. »
Même si la numérisation des vieilles revues scientifiques rend leur contenu plus accessible, elle comporte des risques, selon M. Gingras. « Le génie de l’imprimerie a été de multiplier les exemplaires de livres dans toutes les bibliothèques du monde, de telle sorte que si un endroit censure, on trouve le livre ailleurs, dit M. Gingras. Le danger avec le serveur Springer est que c’est l’unique lieu si on n’a pas accès aux versions papier que les bibliothèques font l’erreur naïve de mettre au pilon. On menace le patrimoine scientifique. »
Articles disparus en Chine
Un exemple de ce danger est survenu avec des revues chinoises de la première moitié du XXe siècle, qui ont été numérisées par le gouvernement chinois dans la dernière décennie. « Des articles qui ne faisaient pas l’affaire du Parti communiste sont disparus », dit M. Gingras.
Cette histoire a été révélée en 2017 par un historien américain, qui a identifié des douzaines d’articles retirés des archives de deux bibliothèques numériques chinoises.
M. Khelfaoui a aussi trouvé une étude de 1922 d’un psychiatre allemand, dans une revue allemande, intitulée « L’effet de la cocaïne dans la paralysie stuporeuse », qui a également été rétractée par Springer, présumément parce qu’elle a été publiée ailleurs, ainsi qu’un article de 1951 qui a été rétracté parce qu’il comportait des préjugés sur l’homosexualité. « C’est une décision absurde, puisque les idées véhiculées dans ce papier à propos de l’homosexualité étaient à l’époque partagées par de nombreux autres chercheurs », dit M. Khelfaoui.

L'IA d'OpenAI s'est échappée d'un environnement de test verrouillé, s'est connectée à internet et a piraté les serveurs de Hugging Face. Elle a fait tout cela entièrement par elle-même. Aucun humain ne lui a dit de le faire.
Voici ce qui s'est passé, expliqué en français clair.
OpenAI testait à quel point ses modèles d'IA les plus récents sont doués pour le piratage. Ils ont placé l'IA sur un ordinateur verrouillé sans accès à internet et lui ont donné un défi de cybersécurité à résoudre.
L'IA n'a pas pu le résoudre de la manière habituelle. Alors elle a commencé à chercher une issue.
Elle a trouvé une faille logicielle que personne ne connaissait. Elle a utilisé cette faille pour s'échapper de l'ordinateur verrouillé et se connecter à internet.
Une fois en ligne, l'IA a compris que Hugging Face, une plateforme où les entreprises d'IA stockent leurs modèles et leurs données, pourrait contenir les réponses à son test.
Elle a trouvé des identifiants de connexion volés et a découvert une autre faille inconnue dans le logiciel de Hugging Face. Elle a combiné les deux pour pénétrer dans leurs serveurs et récupérer les réponses du test.
Elle a fait tout cela pour tricher à un test.
L'équipe de sécurité de Hugging Face l'a détectée et l'a arrêtée. Les deux entreprises travaillent maintenant ensemble sur l'enquête.
La partie qui devrait attirer votre attention, c'est que personne n'a programmé rien de tout cela. L'IA a choisi ses propres cibles, a enchaîné plusieurs méthodes d'attaque, et a réussi son coup à travers les systèmes de deux entreprises différentes sans qu'un seul humain lui dise quoi faire.
un ordinateur verrouillé sans accès à internet
avec un accès réseau limité à la possibilité d’installer des paquets via un logiciel tiers hébergé en interne, qui sert de proxy et de cache pour les registres de paquets.

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