Xcorion a écrit:C'est étonnant, on dirait que la BD se limite à une succession d'actions terminées. Très peu de suggestion, peu d'ellipses qui permet d'accélérer le tempo, et faire "travailler" le lecteur.
Je trouve les premières planches longues:
2 eme planche: les 3 premières cases sont de trop. Je n'ai eu aucun effet de surprise. Je me suis dit: tiens, un cadrage et une progression étiquetée "mystère-mystère". Du coup, le lecteur s'attend dès la seconde case à la venue du tueur, qui arrive à la fin de la planche.
Li'dée n'était pas tellement de ménager une grosse surprise (puisqu'on voit bien en bas de page, avec une grosse case, le vieil homme avec un canon sur la tempe), mais plutôt de jouer d'un poncif du genre.
Xcorion a écrit: 3eme planche: dialogue de trop. "...en me faisant peur? non, pas en vous faisant peur! ah bon pas en me faisant peur? oui, pas en vous faisant peur etc etc. "
Heuuu... on a pas dû lire les même dialogues, je crois...
Xcorion a écrit: Quant aux deux dernières planches, il y a de la dilatation à l'excès: le coup du van qui flambe et la séquence "armes dégainées et mitraillage" sont bien longues.
Je me serais contenté d'une case avec un type prenant un jerrican, une autre avec une allumette craquée, et une troisième avec les flamboiements sur le carreau de la vitre. ça passe en 3 cases, là il y a quasi 2 planches...
Il y a plusieurs raisons à cela. Le van qui flambe, ça me semble nécessaire de s'arrêter un peu dessus. Yvon vit dans son van toute l'année, c'est sa maison qui est en train de brûler, tout de même...
Quant au mitraillage, ça permet de mettre un coup de pression à Yvon qui va essayer de mettre la fille à l'abri, avec les conséquences qu'on connaît, dans la panique...