Spike_Spiegel a écrit:Ce qui est marrant (ou pas) avec le prix, c'est qu'une bd 56 pages, 15 euros ça nous choque pas, alors qu'en fait c'est le même ratio (si on peut parler ainsi) entre le nombre de pages et le prix. J'ai envie d'attendre aussi mais je sais que si je vois la bête chez ma libraire, je risque de céder.
Peut-être qu'avant (c'est une supposition), tu te disais : " Allez, ce mois-ci, je prends (par exemple) le nouveau Urban (celui de Brunschwig) et le nouveau Shi (au hasard)". Hop, 30 euros. Là, avec la multiplication de ces beaux livres (je ne remets pas en question la qualité du travail éditorial et le rapport pages /prix n'a effectivement pas vraiment de sens), tu prends par exemple Les Pizzlys (pour le coup, la pagination importante était-elle nécessaire pour raconter cette histoire ?) et Hoka hey !, Bim, tu sors 52 euros d'un coup. C'est juste factuel. Et à force, en dehors de tout jugement sur les œuvres citées, ça commence à faire un bon budget. Par les temps qui courent, la politique des éditeurs de faire de beaux objets peut interroger. A l'ère de la sobriété, personnellement, je pense plus au moment où il va falloir payer les factures d'énergie. Et si je peux me lire une bonne histoire devant la cheminée dans ce climat morose, c'est bien, mais ce n'est pas la qualité de l'objet qui va orienter mes choix. Un beau livre ne fait pas forcément une bonne histoire, après si on a les deux, super, mais ça ne semble pas être la priorité du moment pour un certain nombre de lecteurs d'avoir un bel écrin. Les Bds standards sont déjà agréables je trouve.
C'est ce que je voulais dire en complétant les propos du Tapir sur Hoka hey. Après, si je fais fausse route, désolé, c'est juste mon ressenti par rapport à ces échanges.
Édit : Je crois avoir vu récemment un commissaire priseur ganté de blanc sortir délicatement un ouvrage de Convard (Le triangle secret de mémoire) de son coffret en bois. J'adore la BD, mais what the fuck quand même?!



















