Olaf Le Bou a écrit:Un parallèle frappant : quand on dit, ici ou ailleurs, que la police tue, que l'extrême droite tue, arrivent alors en rangs serrés les belles âmes pour nous dire que non, pas du tout, qu'il s'agit de cas isolés ou de brebis galeuses, que l'institution n'a pas a être mise en cause, ceci-cela. J'eusse aimé que ces mêmes belles âmes fassent ici aussi la part des choses et traitent ce drame comme un acte isolé ne remettant pas fondamentalement en cause la légitimité du mouvement antifasciste.
J'y vois tout de même une cohérence.
Les discriminations et les violences de la société n'existeraient pas.
Donc les violences policières ne seraient pas systémiques, elles sont sans cause, s'appliquent au hasard de pas de chance, (ou sont légitimes).
Les violences de l'extrême-droite, notamment à Lyon, n'existeraient pas
Donc la violence de la rixe mortelle est également sans cause.
Il a aussi le légitimisme.
La violence policière est une violence institutionnelle, par nature à défendre pour la droite
La violence d'une rixe est une violence de population, par nature à condamner pour la droite
Il faut juste la bonne grille de lecture et surtout règle importante : oubliez les contextes.
La droite n'aime pas le contexte, c'est une constante, contextualiser c'est toujours critiqué. Expliquer c'est défendre. Comprendre c'est cautionner...