euh... si vous le dites a écrit:L'Ouragan de la Vengeance - Monte Hellman - 1966
Quelques remarques pour rebondir :
Loup Solitaire : "C'est pourtant là le plus intéressant du film, avec cette contagion des deux héros survivants qui finissent par se comporter comme les criminels qu'ils ont rencontrés au début, Nicholson devenant même un meurtrier en tuant le père de la famille de fermiers où lui et Cameron Mitchell se sont réfugiés."
Je ne vois pas de contagion du mal. Nicholson ne tire que pour se défendre face aux tirs du fermier. Ton interprétation me semble erronée. Nicholson et son pote restent jusqu'à la fin des gars qui se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment et qui ne volent les chevaux que par nécessité vitale.
D'ailleurs, je trouve que tout au long du film et jusqu'à la fin, chaque groupe de personnages (les bandits, les trois gars, le posse, les fermiers) agit de manière conforme aux raisons qui les agissent, sans dévier et de manière légitime selon leurs points de vue respectifs. Ces raisons respectives entrent en friction mais restent cloisonnées. Je vois donc d'autant moins quelque contagion que ce soit d'un groupe à l'autre.
[...]
Ah oui, là, c'est vraiment pas le bon film.
Et je reviens sur ce que je disais plus haut à propos de la contagion d'un groupe à l'autre, ici aussi complètement inexistante. C'est un film de situations dans lequel il n'y a aucune possibilité de circulation d'un bloc de personnages à un autre.
Ce film, ce sont des blocs de personnages qui évoluent au sein de blocs spatiaux dans des blocs de temps.
Ma note : 15/20
Intéressant ton avis sur les blocs, peut être contagion n'était pas le bon terme, je voulais dire qu'il y avait comme une boucle, est-il qu'au bout du compte et quelque soit les circonstances, les deux acolytes se comportent comme les criminels du début, et ils auraient pu faire autrement, genre confisquer le fusil, ou garder les munitions. Un mauvais choix aux lourdes conséquences.
En repensant au film, et en lisant l'avis de Lobo, je me disais qu' au fond, on se sait rien d'eux, mis à part un dialogue où ils évoquent leur avenir, sont ils vraiment de simples cow-boys ?
euh... si vous le dites a écrit:L'Ouragan de la Vengeance - Monte Hellman - 1966
Ce n'est pas toujours totalement convaincant mais ça tranche avec le western classique, qui est d'ailleurs à ce moment plutôt moribond au sein d'un cinéma hollywoodien en crise.
Ma note : 15/20
Le film était intéressant à revoir (et m'avait suffisamment plu pour acheter le DVD à l'époque de sa sortie), mais je n'ai pas été convaincu cette fois par les parti-pris d'Hellman. Au bout d'une demie-heure de film je repensais (c'est sans doute injuste) à ce que pouvais faire en une durée similaire et avec un budget qui ne devait pas être grandiose (bon, sans doute plus que pour les Hellman) Boetticher. Mais là on était encore sur la période classique (59-60).
Là, en 66, le western US classique est effectivement, si ce n'est pas six pieds sous terre, à cinq et demi !
Pour moi, la fin du western classique US date de 62, avec l'Homme qui tua Liberty Valance de Ford et de Coups de feu dans la sierra de Peckinpah.











