Et bien ce sujet est toujours aussi démasculinisé
About Kim Sohee de July Jung
Et vous pensiez vraiment que Parasite était le top cinématographique sud-coréen en matière de critique du capitalisme ?
July Jung à travers le portrait de Sohee, jeune lycéenne qui se retrouve en stage de plusieurs mois chez un call center de la produit une critique au vitriol de l’aliénation de la personne par le travail. Chronique sociale mâtinée d’intrigue policière, on y retrouve aussi Bae Doona qui tenait le rôle principal dans A Girl at My Door, toujours dans un personnage de flic d’ailleurs.
Le Bleu du Caftan de Maryam Touzani
Beaucoup de choses merveilleuses dans ce film qui nous narre la rencontre entre Halim, un maâlem de la broderie et de la couture et Youssef un jeune homme qu’il embauche pour pouvoir l’aider à tenir les délais de son carnet de commandes.Des sentiments vont naître de cette relation professionnelle sous le regard un peu inquiet de Mina la femme de Halim. Le truc le plus chouette étant sans doute la manière qu’a la réalisatrice de montrer le désir naissant, on est aussi des années lumières du male gaze.Et puis la gestion du triangle amoureux m’a aussi beaucoup plu, avec à un moment la sortie d’un antagonisme viriliste pour arriver à quelque chose lorgnant plutôt sur l’amour partagé. Et évidemment le cheminement pour y arriver et aussi complexe que de créer un beau caftan.
La dernière reine de Adila Bendimerad et Damien Ounouri
C’est apparemment le premier film algérien en costumes avec un budget un peu important. Long métrage se basant sur l’histoire mythique de la reine Zafira qui aurait tenu tête au pirate Barberousse dans l’Alger du 16ème siècle. C’est polyphonique dans tous les sens du termes que ce soit via les différentes langues parlées (ça va de l’arabe au serbe), ou via le traitement des personnages, où vraiment tous ont leur propre voix. Il y a un gros travail de recherche au niveau des décors et des costumes, pour donner vie à une merveilleuse Alger. Et puis Adila Bendimerad crève vraiment l’écran dans le rôle de cette reine légendaire dont on ignore quel est le fond exact de vérité, vu que dans cette région du monde aussi l’Histoire a été écrite par des hommes avec tout ce que ça implique en matière d’invisibilisation des femmes.














