Après une série d'aventures déjà bien fournie et rappelée en page 103, nous retrouvons donc avec plaisir nos cinq camarades - Garance, Nathanaël, Apolline, Bruno plus le chien Attila - qui sont une nouvelle fois réunis tous ensemble au début des vacances scolaires dont ils espèrent bien profiter pleinement du soleil, de la mer et des douces soirées en terrasse, mais dont on devine qu'un nouveau mystère à éclaircir va venir perturber, sinon Fabcaro n'aurait pas eu matière à développer son propos tout au long des 98 pages de cet opus où nos protagonistes favoris ne manqueront pas de l'échapper belle in extremis !
Après avoir repris avec brio et Conrad la franchise Astérix, Fabcaro s'attaque désormais à l'héritage d'Enid Blyton, faisant ici preuve d'une parfaite maîtrise du scénario, en fin connaisseur des aventures extraordinaires de nos cinq héros, y compris le graphisme du trait de son dessin original et inédit qui semble s'inscrire dans la droite - en tout cas pas gauche - succession de Jean Sidobre, voire Georges Lévis.
Fabcaro parvient à la fois à nous obtenir et nous tenir ainsi en haleine avec cette aventure palpitante qui donne bien du fil à retordre à nos cinq compagnons, amenés à fréquenter les lieux les plus inattendus où ils rencontrent une galerie de personnages pittoresques, faisant bien évidemment appel à toutes les qualités qui sont les leurs : Nathanaël, aîné et sportif de la bande auquel il ne faut pas lui en promettre pour sortir la bande de beaux pétrins, Garance, espiègle blonde toujours intéressée pour partir à l'aventure et mener des investigations tambour battant, Apolline, dynamique blonde mais temporairement touchée par un phénomène périodique, et enfin Bruno, affecté de manière chronique par des désagréments causés par un douloureux traumatisme familial, sans oublier le chien Attila qui ne manque pas de ponctuer joyeusement chaque avancée des recherches de ce trépidant clan, jusqu'au dénouement inattendu !
P.S. : Il semble, à tout le moins sur mon exemplaire, qu'il y ait un problème technique d'impression en page 95 qui reprend le même visuel que celui de la page 53, un peu comme le doublon des demi-planches du bourreau dans la récente édition des
Idées Noires de Franquin, à moins que ...
