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Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Et toute cette sorte de choses . Fais pas semblant de pas comprendre

Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede Cyril91 » 21/06/2026 12:12

Message précédent :


Vraie question : j'ai lu pas mal de Blyton à l'école primaire. Pas trop de club des 5 mais surtout Le clan des 7 et Jojo lapin et je n'ai pas le souvenir de passages problématiques ; c'était bien un peu vieillot par certains aspects (je me souviens du jeudi sans école au lieu du mercredi) mais c'est tout. A quoi la chronique fait-elle référence ?
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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede Genug » 21/06/2026 12:25

« il n’est pas certain que l’ouvrage laisse beaucoup de traces dans les esprits. » Sur ce point (au moins) je pense que la chronique se trompe... :D
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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede marvin le rouge » 21/06/2026 13:10

Cependant, il est légitime de se demander ce qu’apporte ce pastiche totalement gratuit. En effet, n’importe quel observateur savait déjà que les écrits d’Enid Blyton étaient problématiques, voire réactionnaires, et ça, déjà du temps de leur parution initiale.


Je rebondis sur la critique

Peut être de passer un bon moment tout simplement...

Je serais très surpris qu'au milieu des années 40/50, les romans soient vus comme problématiques, quand dominait la semaine de Suzette en journal pour fille, et Bayard chez les garçons (dans les bonnes familles, le journal de Tintin était toléré, mais pas Spirou). Y a des sources sur le sujet (années 50, pas fin des années 60) ?

Edit, effectivement il y a eu des reproches essentiellement sur la pauvreté de l'oeuvre dans les années 50, en raison des histoires simplistes par rapport à la littérature enfantine de l'époque... (oui je sais, maintenant c'est déjà un miracle les gamins qui lisent :D )
Vous avez des planches à vendre (voire une grosse collection de BD), on peut organiser ça à Drouot...

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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede toine74 » 21/06/2026 14:32

Cyril91 a écrit:...

Vraie question : j'ai lu pas mal de Blyton à l'école primaire. Pas trop de club des 5 mais surtout Le clan des 7 et Jojo lapin et je n'ai pas le souvenir de passages problématiques ; c'était bien un peu vieillot par certains aspects (je me souviens du jeudi sans école au lieu du mercredi) mais c'est tout. A quoi la chronique fait-elle référence ?


Le racisme d’Enid Blyton, auteure du Club des 5, un défi éditorial et mémoriel

Autrice du club des 5 et de Oui Oui, Enid Blyton s’est invitée dans l’enfance de millions de lecteurs à travers le monde. Derrière le souvenir ému des livres aux couleurs vives, la figure publique de Blyton est régulièrement critiquée pour son racisme et son sexisme. Le débat s’est relancé outre-Manche après que l’association English Heritage, chargée du patrimoine, a épinglée sa « xénophobie à l’ancienne » dans sa biographie.

...


https://actualitte.com/article/100928/edition/le-racisme-d-enid-blyton-auteure-du-club-des-5-un-defi-editorial-et-memoriel

Article un peu plus circonstancié sur ce sujet :

Sexiste, xénophobe, réac : « le Club des cinq » était-il vraiment infréquentable?

L’été, tout est permis : nous vous proposons donc nos lectures les plus inavouables. Sexiste, xénophobe, réac, Le Club des cinq d’Enid Blyton a pourtant fait les délices de notre prime jeunesse. Une passion d’enfance difficile à assumer.


https://www.lesinrocks.com/livres/nos-lectures-inavouables-12-le-club-des-cinq-%C3%A9tait-il-vraiment-infr%C3%A9quentable-66695-05-07-2016/

Pour ceux qui ont encore des tomes qui traînent au grenier, reparcourez Le Club des 5 et les Gitans et vous aurez une bonne idée de ce qui est reproché à Blyton.
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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede toine74 » 21/06/2026 19:16

marvin le rouge a écrit:
Cependant, il est légitime de se demander ce qu’apporte ce pastiche totalement gratuit. En effet, n’importe quel observateur savait déjà que les écrits d’Enid Blyton étaient problématiques, voire réactionnaires, et ça, déjà du temps de leur parution initiale.


Je rebondis sur la critique

Peut être de passer un bon moment tout simplement...

Je serais très surpris qu'au milieu des années 40/50, les romans soient vus comme problématiques, quand dominait la semaine de Suzette en journal pour fille, et Bayard chez les garçons (dans les bonnes familles, le journal de Tintin était toléré, mais pas Spirou). Y a des sources sur le sujet (années 50, pas fin des années 60) ?

Edit, effectivement il y a eu des reproches essentiellement sur la pauvreté de l'oeuvre dans les années 50, en raison des histoires simplistes par rapport à la littérature enfantine de l'époque... (oui je sais, maintenant c'est déjà un miracle les gamins qui lisent :D )


Oui, le livre fait passer un bon moment, c'est indéniable, surtout si le lecteur a les clefs de lecture (l'humour générationnel, la spécialité que Fabcaro maîtrise parfaitement).

Pour la polémique sur le racisme, oui, elle est venue plus tard, comme l'explique les deux articles que j'ai mis mis plus haut. Comme tu l'indiques, c'est la qualité littéraire de Blyton qui a été mise en question, déjà à l'époque de la parution des livres. D'ailleurs, Fabcaro s'amuse énormément avec le style, les tournures des romans et l'intrigue des Club des 5.

Par contre, ce dont Fabcaro évite de parler et qui est central chez Blyton, c'est le genre. L'ambivalence Claude-Claudine n'est pas du tout adressée dans Le club des ami.e.s, sauf pour le gag des cuisses galbées (gag assez faible d'ailleurs). Pour revenir au bouquin, c'est ce qui m'a fait dire que Fabcaro s'est juste "limité" à faire un pastiche "passe-partout", sans totalement creuser le sujet. Ça reste une chouette lecture parodique qui résonne auprès des amateurs (donc c'est réussi), mais ça ne va pas plus loin dans la réflexion. De la part d'un auteur du calibre de Fabcaro, j'en attendais plus.
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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede Cyril91 » 21/06/2026 19:22

Merci. J'avais déjà lu le premier article mais il était assez vague. Le deuxième est peut-être plus précis mais... pas accessible aux non-abonnés en dehors du début. J'ai assez peu lu Le club des 5 et ne doute guère que les filles s'occupaient plus des tâches ménagères et c'est bien sûr critiquable mais, au vu de l'époque, pas trop surprenant. Et il me semble me souvenir que le chef était une fille (ce qui n'était de mémoire pas le cas du clan des 7) : si c'est bien le cas, c'est quand même un bon point pour l'époque.
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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede toine74 » 21/06/2026 19:41

Article vague, mais pas trop. La nouvelle a été largement reprise à l'époque. L'équivalent anglais des Monuments historiques qui prend la peine de rajouter une mise en contexte aux mentions de Blyton dans l'espace public, ça n'était pas passé inaperçu. Il existe beaucoup d'autres articles qui reviennent sur cet épisode. Et, il ne s'agit pas de censure woke ou je ne sais pas quoi, mais d'explications et de précisions sur l'autrice et son époque. ;)


:arrow: J'ai accès (sans abonnement :? ) à l'article des Inrock, je me permets de le partager :

Sexiste, xénophobe, réac : « le Club des cinq » était-il vraiment infréquentable?

Vivre libre. Il n’y a presque rien d’autre à ajouter. D’autant que tout a été dit, vieille lune, sur la face sombre et à peine cachée des aventures du Club des cinq, écrites au fil de l’après-guerre par la Britannique Enid Blyton (1897-1968).

Elitiste ? C’est vrai : les jeunes héros (plus ou moins 14 ans) sont des gosses de riches. Le papa est ingénieur, la maman est propriétaire d’une villa et d’une île en bordure des côtes bretonnes (dans la version française, dans le Dorset pour la VO). Ils fréquentent les bonnes écoles, sont servis par de vieilles domestiques pittoresques et fidèles, n’ont pas de soucis d’argent car l’argent n’est jamais un souci. Une fameuse bande de têtes à claques.

Les garçons sont préposés aux décisions importantes

Sexiste ? Mais oui : dans cette “fratrie” de cousins-cousines où règne une apparente parité – deux mâles, deux femelles –, ce sont toujours les filles, Claude et Annie, qui font la vaisselle, le ménage…

Les garçons, François et Michel, sont préposés aux décisions importantes, comme siffler un porteur pour qu’il aille chercher les valises dans le train, faire ou non du vélo, se baigner ou pas, et surtout, activité majeure, traquer les filous, leur donner des baffes et des coups de pied.

Les vilains sont vraiment affreux avec leur faciès douteux

Xénophobe ? A n’en pas douter, et même un poil raciste : blanc de blanc, il n’est pas question de se mêler à quoi que ce soit d’un peu différent. D’autant que les vilains sont vraiment affreux avec leur faciès douteux et leur peau souvent trop basanée.

Certes, il est question d’une “saltimbanque”, Jo, que le Club est prêt à adopter en numéro 6, mais c’est pour mieux lui apprendre les fondamentaux de la civilisation occidentale : se laver les dents, manger avec des couverts, dormir dans un lit. Bref, conservateur, le Club des cinq, c’est rien de le dire, quand le retour à la raison après de folles aventures coïncide toujours avec un retour au logis familial, le plus réglo qui soit. Le Club des cinq trous du cul en somme. Sauf que pas seulement.

De petites machines célibataires

Fréquenter les cinq, tout au long des vingt et un tomes de leurs péripéties, c’est s’abonner au meilleur d’une enfance sans cesse orpheline, se mettre à l’écoute de petites machines célibataires qui ronronnent dans le désert des vies normales. A commencer par le chiffre 5, qui cache une fameuse surprise puisque le cinquième ou, va savoir, le premier du Club, n’est pas un être humain mais un chien : le chien Dagobert, dit Dago.

Le gros chien de Claude, qui n’est jamais avare d’une bonne sottise : tout renverser, aboyer alors qu’il serait plus prudent de se taire, mordre les mollets des méchants quand ce n’est pas encore le moment de leur sauter à la gorge. Il ne lui manque que la parole, bien que Claude, sa maîtresse, soit championne dans l’herméneutique de ses ouah ! ouah !.

Un confident pour la jeune fille car Dago, dit-elle, “paraît comprendre tout ce que je lui dis”. La petite Lacan canine ne va tout de même pas jusqu’à interpréter outre mesure une phrase comme : “Dagobert acquiesça d’un vigoureux coup de queue.”

« Elle était habillée en short et chandail, exactement comme un garçon »

Pour les autres membres du Club, Dagobert est aussi un ange gardien qui flaire les bons et mauvais coups, surtout pour Annie, la cadette du groupe et la plus immature (toujours à avoir peur de tout), qui a parfois tendance à considérer Dago comme une peluche vivante (cf. un épisode navrant où Annie affuble Dago de rubans multicolores). Mais bon, dira-t-on, c’est une fille. Rien à voir avec Claude, qui pourtant est aussi une fille, quoique…

“Elle était habillée suivant sa coutume en short et chandail, exactement comme un garçon. Elle regrettait de ne pas en être un et avait toujours refusé systématiquement de répondre quand on l’appelait Claudine. Aussi avait-on pris l’habitude de la nommer simplement Claude.”

Quand on l’interrogeait sur son art, Enid Blyton répondait : “J’écris undermind”

La confusion n’est pas seulement celle des genres. Le Club des cinq (en anglais original The Famous Five, comme une anticipation des Fabulous Four de Liverpool) est un plaidoyer permanent pour la vie en groupe et au grand air au nom d’une défiance indéfectible pour les adultes et leur autorité, singulièrement celle des parents : père absent ou acariâtre, mère souffreteuse à répétition qui, tous deux, ne comprennent pas que l’île est infestée de contrebandiers ou que les trains fantômes existent. Il n’y a guère que l’excentrique oncle Henri, hurluberlu très célibataire, qui puisse s’immiscer dans les facéties de ses neveux et nièces.

Ce “simplement” est un vrai délice de sous-texte de la part de madame Enid Blyton qui, quand on l’interrogeait sur son art, répondait : “J’écris undermind.” Faut-il mettre sur le compte de cette sous-conscience l’exaltation d’une fille ratée en garçon réussi ?

Le soupçon que cela puisse dégénérer

Des enfants sauvages ? Pas tout à fait, bien que rôde parfois le soupçon que les vacances enfantines puissent dégénérer, comme dans Sa Majesté des mouches de William Golding, en vraie barbarie.

Quant au ton, Enid Blyton pratique une langue aussi claire que la ligne du même nom, où les cabrioles sont toujours “joyeuses”, les cris “enthousiastes” et les souvenirs “merveilleux”. Un style essoré qui autorise qu’on y enfourne jusqu’à l’abus sa propre lessive.


https://www.lesinrocks.com/livres/nos-l ... 5-07-2016/
« Les gouvernants ont décidé de retarder la concrétisation de l'utopie tant que les citoyens ne seront pas parvenus à un consensus. »

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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede Cyril91 » 22/06/2026 04:47

Merci. Je suis d'accord avec la critique du côté raciste : en faisant quelques recherches, j'ai d'ailleurs vu que les méchants du club des 5 étaient souvent des tsiganes ou des étrangers. Ici par exemple : https://www.radiofrance.fr/francecultur ... re-3319939
Le reste de l'article que tu cites me semble plutôt chercher la petite bête. Le côté garçon manqué de Claude peut aussi être interprété de façon positive : c'est d'ailleurs le cas dans le lien que j'ai mis. Le reste : le style (qui passe par une traduction française qui semble ne pas avoir été très fidèle), le rôle du chien, l'absence des adultes..., ça peut être critiqué mais on n'est plus trop dans des problèmes moraux.

Je ne me souviens pas particulièrement de racisme dans les titres que j'ai lus mais ça date : j'ai dû abandonner Oui-Oui au CP tellement je trouvais ça niais, Jojo lapin un poil plus tard et tenu plus longtemps pour le clan des 7 (d'ailleurs, je me souviens que Le clan des 7 et l'homme de paille est le premier titre que j'ai lu). dans ce dernier, il y avait aussi le côté peste agaçante de Suzie, la soeur de Jacques, un des membres du clan.

Accesssoirement, j'ai aussi vu que Blyton écrivait des versions plutôt scabreuses de Oui-Oui : https://delibere.fr/etrange-cas-dr-enid-blyton/
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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede Olivier_D » 22/06/2026 07:44

L'absence des adultes est une condition indispensable pour qu'il y ait aventure, c'est une constante dans la littérature jeunesse. Le plus bel exemple actuel, c'est Seuls :-D .
C'est toujours assez frappant de finir par découvrir l'identité, la vie, de ceux qui ont marqué nos enfances. Le Club des cinq, c'est l'innocence et la fraîcheur de l'enfance de l'après-guerre, une époque où les gosses peuvent partir en escapade toute la journée sans parent, sans animateur, sans référent, et c'est vrai qu'on a totalement changé d'époque. Aujourd'hui, les parents voient des pervers sexuels derrière chaque bosquet, l'actualité ne leur donne pas tort, pas question de laisser la jeunesse errer seule sans chaperon, il vaut mieux rester à la maison derrière une console. C'était aussi une époque corsetée, très conformiste, normée, on n'était pas encore sorti d'un monde essentiellement rural, où tout le monde se connaît mais aussi se surveille.
L'article de Gérard Lefort des Inrocks nous apprend déjà que Gérard Lefort est toujours vivant, c'est un dinosaure de l'époque du Libé des années 70-80, et son article nous en apprend plutôt plus sur ce qu'il projette sur l'œuvre de Blyton que sur Blyton elle-même.

J'ai écouté avec beaucoup d'intérêt un podcast sur France-Culture sur la Comtesse de Ségur (née Rostopchine), elle aussi pilier de la fameuse bibliothèque rose, c'est tout à fait passionnant, Fabcaro aurait là une matière fabuleuse, encore que l'auberge de l'ange gardien ou les malheurs de Sophie ne sont plus beaucoup lus (ce qui n'est pas forcément une grande perte).
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-la-comtesse-de-segur
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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede marone222 » 22/06/2026 09:18

Cyril91 a écrit:Le reste de l'article que tu cites me semble plutôt chercher la petite bête. Le côté garçon manqué de Claude peut aussi être interprété de façon positive : c'est d'ailleurs le cas dans le lien que j'ai mis. Le reste : le style (qui passe par une traduction française qui semble ne pas avoir été très fidèle), le rôle du chien, l'absence des adultes..., ça peut être critiqué mais on n'est plus trop dans des problèmes moraux.


Je suis d'accord ...on voit que l'auteur de l'article a cherché des arguments pour démolir la série, sauf qu'en effet la plupart peuvent être interprétés à l'opposé. Juste quelques exemples : le leadership de la bande, tenu par une fille ; la mixité,...tout cela est plutot à contre-courant de la littérature pour la jeunesse de l'époque
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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede Olaf Le Bou » 22/06/2026 09:58

tout ça m'a permit de découvrir que Jojo Lapin n'est absolument pas une adaptation pour enfants du Roman de Renart, comme je le pensais, mais est un personnage du folklore afro-américain (Br'er Rabbit)

https://en.wikipedia.org/wiki/Br%27er_Rabbit
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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede Cooltrane » 22/06/2026 11:16

toine74 a écrit:Par contre, ce dont Fabcaro évite de parler et qui est central chez Blyton, c'est le genre. L'ambivalence Claude-Claudine n'est pas du tout adressée dans Le club des ami.e.s, sauf pour le gag des cuisses galbées (gag assez faible d'ailleurs).


J'ai cru comprendre que Blyton était lesbienne et que Claude-ine était son impersonation dans ses histoires


Bon, j'ai plus lu les 5 (ou les 7 ) depuis que j'avais 9/10 ans quand je suis passé (assez rapidement) à Michel en BV, les Compagnons de l'Impossible (Ebly?, je crois) et puis à Bob Morane. J'ai peu lu Oui-Oui et à peine les 7, mais effectivement j'ai un rare souvenir de la peste Suzi/y. Mais je n'avais pas capté de racisme ou sexisme à l'époque dans ses multiples séries. Je crois qu'il y en avait une autre dans une Biblio Rouge aussi avec des lycéens et des poèmes.

Je dirais que Blyton écrivait pour son époque et que les valeurs émises n'ont pas choqué la censure des comités surveillant les lectures de la jeunesse.

Perso, je crois que la critique parue dans les Inrocks est assez injuste, cherchant des misères à une LGBTQ (Bleedon devait être queer), ce qui est franchement étonnant, car elle était femme, indépendante et patronne (vu qu'elle avait engagé des nègres - au sens littéraire du terme :D - pour écrire plein de trucs à sa place). Certes, les méchants avaient p-ê la peau basanée, mais cela ne m'a pas affecté ou influencé.
c'est de nouveau un exemple de cancel-culture par qq'un (un crapaud) qui essaie de se faire boeuf et mousser pour avoir de l'attention. Il fait lefort dans sa bêtise, quoi.


Olivier_D a écrit:L'absence des adultes est une condition indispensable pour qu'il y ait aventure, c'est une constante dans la littérature jeunesse. Le plus bel exemple actuel, c'est Seuls :-D .
C'est toujours assez frappant de finir par découvrir l'identité, la vie, de ceux qui ont marqué nos enfances. Le Club des cinq, c'est l'innocence et la fraîcheur de l'enfance de l'après-guerre, une époque où les gosses peuvent partir en escapade toute la journée sans parent, sans animateur, sans référent, et c'est vrai qu'on a totalement changé d'époque. Aujourd'hui, les parents voient des pervers sexuels derrière chaque bosquet, l'actualité ne leur donne pas tort, pas question de laisser la jeunesse errer seule sans chaperon, il vaut mieux rester à la maison derrière une console. C'était aussi une époque corsetée, très conformiste, normée, on n'était pas encore sorti d'un monde essentiellement rural, où tout le monde se connaît mais aussi se surveille.


en effet, lors de nos vacances ardennaises, on faisait +/- ce qu'on voulait, fallait juste renseigner un peu nos intentions aux vioques et on disparrassait parfois de journées entières avec un casse-croute sur notre porte-bagage. Jamais la moindre mauvaise rencontre et les locaux étaient bienveillants (plus envers nous que nos parents, d'ailleurs), sauf si on applatissait des cultures. Et oui, on avait des amies du coin qui ne s'en laissaient pas compter, et qui vous foutait leur nichons naissants sous le nez (véridique), mais aussi de jeunes soeurs un peu peureuses (Annie). On allait jouer dans des carrières encore franchement abandonnées, construisait des cabannes, épiait les couples d'ados qui se faisaient bisou-gouzi, on rapportait des animaux blessés (oiseaux et hérissons), etc...

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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede toine74 » 22/06/2026 13:55

Cooltrane a écrit:
toine74 a écrit:Par contre, ce dont Fabcaro évite de parler et qui est central chez Blyton, c'est le genre. L'ambivalence Claude-Claudine n'est pas du tout adressée dans Le club des ami.e.s, sauf pour le gag des cuisses galbées (gag assez faible d'ailleurs).


J'ai cru comprendre que Blyton était lesbienne et que Claude-ine était son impersonation dans ses histoires.

...


Oui, une gay qui n'a jamais pu vivre ouvertement son orientation du fait des règles sociales en vigueur à son époque. Certainement une blessure terrible pour elle. Certains ont pensé que le conservatisme marqué de ses écrits était une compensation/camouflage et Claude/Claudine sa façon d'exister. En ces temps-là, l'Angleterre n'était pas tendre envers les minorités, cf. la fin tragique de Turing. Ou alors, Blyton était une vraie réac' si ça se trouve.

Pour revenir aux Cinq ami.e.s, Fabcaro a totalement éludé cet aspect dans son pastiche, c'est peut-être le plus gros manque. Une référence/gag abordant l’ambiguïté du personnage de Claudine aurait certainement apporté une accroche intéressante avec le mouvement LGBTQ+etc. d'aujourd'hui. Pour ce personnage, Bouzard avait été plus habile dans son Club des 4

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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede marone222 » 22/06/2026 14:22

J'aime bien la version de Bouzard, plus déjantée et plus trash, parue chez Fluide Glacial. Malheureusement, ça n'a pas duré
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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede ServalReturns » 22/06/2026 20:00

Un peu rigolo. Pour avoir savamment poncé les Club des cinq/Les Cinq lors de ma prime jeunesse, Fabcaro capte bien un truc de l'innocence et de la légèreté de ces aventures jeunesse, tout en y injectant la juste dose de son humour absurde habituel pour créer un décalage amusant sans donner non plus l'impression de pisser sur la série.

Ce n'est pas un grand Fabcaro, mais le concept me le rend hautement sympathique, et j'ai quand même un peu pouffé et pas mal souri. Le pauvre clébard m'a fait de la peine premier degré en revanche, j'ai soufflé du nez de façon presque coupable à chaque fois.

J'attends Les Cinq ami·e·s contre Jean-Luc Lahaye et Les Cinq ami·e·s et la dissolution de l'Assemblée nationale, maintenant.
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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede mbouglion » 22/06/2026 20:19

Fabcaro reprend aussi de manière amusante, car exagérée, les répétitions des caractéristiques des amis dont n'avaient conscience que les lecteurs assidus de la série. Ici dans ce seul volume on a cinquante fois "le sportif du groupe" (ou d'autres) comme on avait "le garçon manqué" au début de chaque roman.
Quand à savoir si E. Bliton était raciste, j'avoue qu'à l'époque ça ne nous effleurait pas. J'en ai lu beaucoup, puis le clan des sept mais les personnages étaient moins typés. Je suis passé ensuite à Bob Morane, et peut-être ai-je été influencé par Bill pour apprécier le whisky. J'espère que les rééditions ont supprimé cette dangereuse incitation.

L'épisode du chien (heureusement "plus de peur que de mal" ) qui se reproduit avec la vieille voisine, j'en pouffe encore.
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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede ServalReturns » 22/06/2026 20:25

J'ai remonté le topic et ouvert la chronique partagée plus haut : qu'est-ce que c'est que cette merde ?

Dans le cas de Blyton, certains récits simplistes, remplis de stéréotypes discutables ont néanmoins très rapidement été réprouvés. Cela n’a pas empêché que ceux-ci soient régulièrement réédités au fil des années, au prix de quelques changements cosmétiques destinés à estomper les relents racistes et sexistes les plus voyants. Le mal était néanmoins fait et de nombreuses cohortes de lecteurs grandirent avec Le club des cinq comme modèle.


Dix balles que l'auteur de cette chronique n'a jamais lu un Club des Cinq de sa vie et dix autres qu'il surjoue la vertu ostentatoire par pure posture, c'est vraiment pathétique.
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Re: Les cinq ami.e.s - Fabcaro

Messagede Casou » 25/07/2026 13:45

Plaisant, amusant, un peu lourd parfois (bien répétitif aussi), mais bien vu. Une lecture sympathique, un peu de légèreté, on prend.
Je garde un faible pour ses romans Fort alamo et Samouraï.
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Casou
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