toine74 a écrit:Par contre, ce dont Fabcaro évite de parler et qui est central chez Blyton, c'est le genre. L'ambivalence Claude-Claudine n'est pas du tout adressée dans Le club des ami.e.s, sauf pour le gag des cuisses galbées (gag assez faible d'ailleurs).
J'ai cru comprendre que Blyton était lesbienne et que Claude-ine était son impersonation dans ses histoires
Bon, j'ai plus lu les 5 (ou les 7 ) depuis que j'avais 9/10 ans quand je suis passé (assez rapidement) à Michel en BV, les Compagnons de l'Impossible (Ebly?, je crois) et puis à Bob Morane. J'ai peu lu Oui-Oui et à peine les 7, mais effectivement j'ai un rare souvenir de la peste Suzi/y. Mais je n'avais pas capté de racisme ou sexisme à l'époque dans ses multiples séries. Je crois qu'il y en avait une autre dans une Biblio Rouge aussi avec des lycéens et des poèmes.
Je dirais que Blyton écrivait pour son époque et que les valeurs émises n'ont pas choqué la censure des comités surveillant les lectures de la jeunesse.
Perso, je crois que la critique parue dans les Inrocks est assez injuste, cherchant des misères à une LGBTQ (Bleedon devait être queer), ce qui est franchement étonnant, car elle était femme, indépendante et patronne (vu qu'elle avait engagé des nègres - au sens littéraire du terme

- pour écrire plein de trucs à sa place). Certes, les méchants avaient p-ê la peau basanée, mais cela ne m'a pas affecté ou influencé.
c'est de nouveau un exemple de cancel-culture par qq'un (un crapaud) qui essaie de se faire boeuf et mousser pour avoir de l'attention. Il fait lefort dans sa bêtise, quoi.
Olivier_D a écrit:L'absence des adultes est une condition indispensable pour qu'il y ait aventure, c'est une constante dans la littérature jeunesse. Le plus bel exemple actuel, c'est
Seuls 
.
C'est toujours assez frappant de finir par découvrir l'identité, la vie, de ceux qui ont marqué nos enfances.
Le Club des cinq, c'est l'innocence et la fraîcheur de l'enfance de l'après-guerre, une époque où les gosses peuvent partir en escapade toute la journée sans parent, sans animateur, sans référent, et c'est vrai qu'on a totalement changé d'époque. Aujourd'hui, les parents voient des pervers sexuels derrière chaque bosquet, l'actualité ne leur donne pas tort, pas question de laisser la jeunesse errer seule sans chaperon, il vaut mieux rester à la maison derrière une console. C'était aussi une époque corsetée, très conformiste, normée, on n'était pas encore sorti d'un monde essentiellement rural, où tout le monde se connaît mais aussi se surveille.
en effet, lors de nos vacances ardennaises, on faisait +/- ce qu'on voulait, fallait juste renseigner un peu nos intentions aux vioques et on disparrassait parfois de journées entières avec un casse-croute sur notre porte-bagage. Jamais la moindre mauvaise rencontre et les locaux étaient bienveillants (plus envers nous que nos parents, d'ailleurs), sauf si on applatissait des cultures. Et oui, on avait des amies du coin qui ne s'en laissaient pas compter, et qui vous foutait leur nichons naissants sous le nez (véridique), mais aussi de jeunes soeurs un peu peureuses (Annie). On allait jouer dans des carrières encore franchement abandonnées, construisait des cabannes, épiait les couples d'ados qui se faisaient bisou-gouzi, on rapportait des animaux blessés (oiseaux et hérissons), etc...
Comme Gaston, c'est pas 400 coups mais plutôt 1000 coups qu'on a fait.... et peu de guerre des boutons.
Mieux vaut tapis Persan volé que tapis volant percé (Uderzo.... et oui, pas Goscinny)