Une légende qui s'en va. Requiescat in pace.
Cet homme fit, un temps, beaucoup de bien à son éditeur Marvel comics et un tort considérable à l'éditeur concurrent et plus ancien, DC comics (Superman, Batman, Green Lantern).
C'est par lui que j'ai découvert les super-héros de Marvel, grâce aux magazines édités par Lug : Fantask, Marvel puis Strange. Mais ce qui me fascinait à l'époque, c'était surtout ce qui se dégageait du dessin des créateurs graphiques Kirby, Buscema, Ditko, Colan, Romita, etc...
Alors que j'étais plus tourné vers le Franco-Belge, j'ai mesuré l'importance de Stan Lee surtout en discutant avec des copains littéralement accros dès la classe de 4e ou encore pendant mon service militaire. Les mecs étaient tellement mordus qu'ils étaient capables de citer le nom de leurs encreurs préférés. Ils se tapaient tout ce qui paraissait chez Lug dans la catégorie super-héros et pouvaient établir toutes les passerelles et connexions reliant les différents personnages créés par le démiurge Stan Lee. C'est sans doute à cause de ces anciens copains que certains titres valent aujourd'hui la peau des fesses. Ils ont dû vouloir racheter à l'état neuf des centaines de titres à l'état d'épave.
Des sessions de rattrapage, à prix démocratique, furent prévues, concoctées par le maître lui-même. On le retrouvait, avec sa machine et ses mains au dessus du clavier, dessiné par le Lyonnais Jean-Yves Mitton, en bonne position et flanqué de quelques unes de ses créatures de papier sur les couvertures bariolées de Strange spécial origines.
Puis, un beau jour, la jonction de l'univers imaginé par Stan Lee avec mon auteur favori s'est faite de façon inattendue, sous forme d'un comics en papier pulp encarté dans le mensuel de BD franco-belge (A SUIVRE).
Son étoile n'est pas près de s'éteindre.