Julien Despreux a écrit:LEAUTAUD a écrit:
Quelle trace laissera t-il ? ...
Eternelle
Mwouahaha.
Le texte de l'Elysée, c'est complètement lunaire.
Julien Despreux a écrit:LEAUTAUD a écrit:
Quelle trace laissera t-il ? ...
Eternelle

« Avant que les hommages ne pleuvent, sur le grand homme, les on n’en fait plus des comme ca, les « on ne peut plus rien dire » : Ardisson c’était avant tout l’école de l’humiliation pour les femmes. Toutes. Sous le prétexte de la bonne blague, de la libération sexuelle, du on peut tout dire on est tellement libres: c’était piétiner les femmes systématiquement. Ces jeunes actrices qu’on envoyait à l’abattoir, ces jeunes autrices aussi, qui devaient toutes être belles, et sexy, et à qui on ne parlait que de leur cul et jamais de leur travail, jamais.
Tout le monde en parle, c’était ça, nous tous derrière le poste, à regarder des filles se faire laminer, les mannequins, les musiciennes, les quelques politiques qui tentaient d’avoir leur place à table. Moi j ai aimé, ses émissions, je les ai regardé, avec plaisir, j’ai ri, je me suis foutu de la gueule de ces femmes qui n’arrivaient pas à se en sortir comme on se marrait des vachettes d’Intervilles l’été avec Guy Lux.
Avec Ardisson j’ai appris qu’être femme, c’était ça au fond. Que ça n’avait pas d’importance ce que je pouvais dire. Ce qui comptait c’est ce que j’avais entre les jambes et ce que les autres pouvaient en faire. C’est bon faut rigoler, ça va. Quand j’ai fait le documentaire sur les Scandaleuses, j’ai dû me replonger dans beaucoup de ses émissions et j’ai été atterrée. Angot, Karen Mulder, Mélanie Thierry, Lio.
Lio qui parle pour la première fois des violences domestiques qu’elle a subi et qui reçoit des rires gras. La première femme connue qui parle de violence domestique publiquement et on se fout de sa gueule. Et après ça, on nous dit: pourquoi elles n’ont pas parlé ? Pourquoi n’ont elles pas parlé ? Parce que nous étions tous trop occupé à se foutre de la gueule des autres,et à humilier les femmes. Moi aussi j’ai ri. Et j’ai honte.




roboris 45 a écrit:Jean-Pierre Putters, fondateur du magazine culte Mad Movies.
RIP.

corbulon a écrit:Bon maintenant que le point de vue masculiniste s’est exprimé, on va amener du contradictoire, via Cécile Delarue.

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Tout le monde en parle, c’était ça, nous tous derrière le poste, à regarder des filles se faire laminer, les mannequins, les musiciennes, les quelques politiques qui tentaient d’avoir leur place à table. Moi j ai aimé, ses émissions, je les ai regardé, avec plaisir, j’ai ri, je me suis foutu de la gueule de ces femmes qui n’arrivaient pas à se en sortir comme on se marrait des vachettes d’Intervilles l’été avec Guy Lux. ...................................................................................

roboris 45 a écrit:Jean-Pierre Putters, fondateur du magazine culte Mad Movies.
RIP.
vrai tristesse, ce magazine m'a fait découvrir tellement de films de genre
LEAUTAUD a écrit:..................................................................................................................................
Tout le monde en parle, c’était ça, nous tous derrière le poste, à regarder des filles se faire laminer, les mannequins, les musiciennes, les quelques politiques qui tentaient d’avoir leur place à table. Moi j ai aimé, ses émissions, je les ai regardé, avec plaisir, j’ai ri, je me suis foutu de la gueule de ces femmes qui n’arrivaient pas à se en sortir comme on se marrait des vachettes d’Intervilles l’été avec Guy Lux. ...................................................................................
Elle est honnête Cécile Delarue (dont j'ignore tout), elle reconnaît s'être bien marré durant toutes ces années d'avant me too,
comme moi, comme la plupart d'entre nous (sauf les vertueux rétroactifs).



LEAUTAUD a écrit:..................................................................................................................................
Tout le monde en parle, c’était ça, nous tous derrière le poste, à regarder des filles se faire laminer, les mannequins, les musiciennes, les quelques politiques qui tentaient d’avoir leur place à table. Moi j ai aimé, ses émissions, je les ai regardé, avec plaisir, j’ai ri, je me suis foutu de la gueule de ces femmes qui n’arrivaient pas à se en sortir comme on se marrait des vachettes d’Intervilles l’été avec Guy Lux. ...................................................................................
Elle est honnête Cécile Delarue (dont j'ignore tout), elle reconnaît s'être bien marré durant toutes ces années d'avant me too,
comme moi, comme la plupart d'entre nous (sauf les vertueux rétroactifs).
Comme toutes ces milliers d'heures d'émission d'Ardisson sont archivées et disponibles à l'INA pour les moralistes de demain, je regrette bien de ne plus être là à ce moment, quand le vent tournera, ainsi qu'il le fait toujours, et pas toujours dans la bonne direction (suffit de voir ce que la civilisation américaine nous prépare)
Bon, on aura quand même bien rigolé, faut être honnête (comme Cécile Delarue)


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BDphile et fier a écrit:J'en garde le souvenir d'un monsieur très sympathique, humble et agréable.

euh... si vous le dites a écrit:LEAUTAUD a écrit:..................................................................................................................................
Tout le monde en parle, c’était ça, nous tous derrière le poste, à regarder des filles se faire laminer, les mannequins, les musiciennes, les quelques politiques qui tentaient d’avoir leur place à table. Moi j ai aimé, ses émissions, je les ai regardé, avec plaisir, j’ai ri, je me suis foutu de la gueule de ces femmes qui n’arrivaient pas à se en sortir comme on se marrait des vachettes d’Intervilles l’été avec Guy Lux. ...................................................................................
Elle est honnête Cécile Delarue (dont j'ignore tout), elle reconnaît s'être bien marré durant toutes ces années d'avant me too,
comme moi, comme la plupart d'entre nous (sauf les vertueux rétroactifs).
Tous les vertueux ne sont pas rétroactifs en la matière.
Je me souviens quand j'étais gamin, mon père nous infligeait souvent Les grosses têtes à la radio dans la voiture. Et j'avais beau être gamin, je me rendais bien compte qu'il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond avec tous ces beaufs soi-disant cultivés qui passaient leur temps à humilier Miss France ou la potiche de service.
Cette émission me dégoûtait, autant que les clopes que mon père fumait dans la voiture.
J'associe d'ailleurs toujours les deux aujourd"hui.
Alors, tu remplaces la misogynie de beaufs cultivés par celle d'un dandy qui se la joue, pour moi, ça a fini direct dans le même sac. C'est deux faces d'une même pièce et ça ne m'a jamais fait rire.

Gribouillix a écrit:Triste d'apprendre le décès de Jean-Pierre Putters. Lecteur ancien (et actuel) de Mad Movies, les 3 volumes des Craignos Monsters figurent en bonne place dans ma bibliothèque ciné.
Un pionnier du cinéma de genre en France, avec Dionnet et Thoret. Sauf erreur, il avait attaqué dans Mad une sorte d'anthologie personnelle, par ordre alphabétique, publiée en fin de magazine. Je crois que ce n'est pas allé au-delà de la lettre C après quelques dizaines de numérosJe ne sais pas si ça a été édité quelque part ensuite.
R.I.P. JPP

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