
Cubitus a écrit:Il ne se conforme à rien, là où pour les bons auteurs de comics contemporains il n'y a pas cette même liberté. L'exception est pour moi Daredevil de Bendis puis Brubaker, série détruite actuellement par un abruti fini. Mais Daredevil est particulier : son univers n'a pas d'incidence sur les autres de chez Marvel, on peut s'en passer, le faire aller en prison, faire mourir ses proches etc...


pour ce qui est apparemment une plongée particulièrement trash et "explicite" dans un univers inspiré de Lovecraft.









Je suis assez d'accord avec ton analyse du personnage, à part peut-être sur le côté "anarchiste revendiqué".
Je ne suis pas certain qu'il soit si anarchiste que cela, je ne me souviens pas d'ailleurs avoir jamais lu cela dans ses interviews. Je n'ai pas le temps de détailler, je repasserai plus tard pour essayer de le faire.

anaxarque a écrit:Enfin, pour répondre à Philemon au sujet de la politique éditoriale d’Avatar, on peut effectivement dire que celui-ci tente de sortir des sentiers battus en publiant des œuvres « particulières » d’auteurs reconnus comme Warren Ellis (on y trouve la reprise du webcomic Freakangels qui vient de s’achever dans un sixième tome, Supergod, Gravel, Captain Swing, etc.) mais qui trouvent chez Avatar un moyen de se livrer à des expérimentations graphiques et narratives impossibles chez DC ou Marvel car cela ne serait pas assez « bankable ».
En outre, cet éditeur propose, lors de la sortie en TPB, deux versions identiques dans leur contenu, mais pas dans leur prix : une brochée pour les budgets serrés, une reliée pour les plus fortunés. Au moins chez Avatar, on a le choix. Si DC et Marvel pouvaient en faire autant…

anaxarque a écrit:Philemon écrit :Je suis assez d'accord avec ton analyse du personnage, à part peut-être sur le côté "anarchiste revendiqué".
Je ne suis pas certain qu'il soit si anarchiste que cela, je ne me souviens pas d'ailleurs avoir jamais lu cela dans ses interviews. Je n'ai pas le temps de détailler, je repasserai plus tard pour essayer de le faire.
Disons qu’il est perçu ainsi.
Les « indignés » de Wall Street arboraient des masques de V, comme les Anonymous de la toile. Je ne sais trop s’ils se referaient à l’adaptation filmée ou à la BD.
Pour moi, la défiance envers le pouvoir institué est une constante dans son œuvre. C’est en ce sens qu’à défaut d’être un anarchiste pur jus –mon mot était fort- on peut dire, je crois, qu’il est anarchisant.
Dans V, le personnage central cherche non seulement à annihiler les rouages bureaucratiques de l’Angleterre fascisante à coup d’attentats et d’exécutions des agents de la Main ou de la Tête, mais aussi à réveiller un vrai courant libertaire en utilisant les médias. La liberté encadrée, pour notre bien dirait-on aujourd’hui, n’en est pas une : c’est le sens de son dialogue schizo’ avec la statue de la justice qui est aveugle…
V offre une liberté compète aux anglais, sans état (une anarchie au sens strict), liberté leur est donnée de choisir leur destin.

J'ai plutôt le sentiment que leur grand génie c'est d'exploiter une formule "pitch accrocheur+auteur connu"




Gesicht a écrit:Je trouve que c'est quelqu'un de surestimé. Je ne dis pas qu'il est mauvais, loin de là, mais je ne le trouve pas au dessus de la mêlée.

cronos59 a écrit:Pour l'europe, je dirais Jodorowsky, Moebius, Peeters, Van hamme, Larcenet, Bajram...
Pour les US, Miller, Eisner, Crumb, Burns, Clowes, Mazzuchelli...
Pour l'asie, Togashi, Taiyou Matsumoto, Taniguchi, Miyazaki, Otomo, Koike, Toriyama, Kishiro...

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