@xof24: il ny a pas de règles établies... Un libraire qui m'invite prend en charge ma venue, parfois avec un apport plus ou moins conséquent de l'éditeur qui peut aller jusqu'à la totalité mais qui le plus souvent paye le train ou le déplacement selon un barème qui se discute ...
Pour
l'Aviateur 1 par exemple il y a 4 ans, Dargaud a pris en charge mes frais de route, pour une session de deux jours en province, Mulhouse puis Nancy qu'ils m'ont demandé de faire. Le vendredi, le libraire de Mulhouse a réglé les repas et le (très bon) hôtel, celui de Nancy oû j'étais le samedi a lui payé repas et parking mais pas un second hôtel, car je suis rentré chez moi juste ensuite une fois terminée la signature à 18h30, trois heures de voiture pour rentrer à la maison. Sur place entre les deux sessions, une centaine d'albums sur les deux jours, pas de ventes personnelles, par contre. Quand tu vas chez un libraire, tu travailles pour lui et pour la série, c'est une façon de le fidéliser ainsi que ses clients à ton travail, si ca s'est bien passé, les gens se souviendront de toi à ton prochain album et seront enclins à le prendre... sans oublier que le libraire s'il est débrouillard et introduit fait parfois venir la presse locale pour valoriser son établissement en parlant de ses invités. Une radio, une télé et un article dans le canard du coin, bref t'es pas venu pour rien....
Pour ma part, je choisis où je vais, en fonction de mes goûts, en refusant pas mal de propositions si elles ne sont pas calées comme il faut. Je privilégie mes amis libraires préférés, celles et ceux que je connais depuis longtemps, aller les voir devient aussi aller passer un bon moment avec eux, et cest essentiel, les ventes et dédicaces passent au second plan pour moi dans ce cas.
Mais il y a aussi des lecteurs/trices qu'on est ravis de retrouver dans ces sessions d'une fois sur l'autre, et contrairement à ce qui est dit plus haut, on discute et dans les deux sens, j'aime bien savoir ce que font les gens, leur vie, leur métier, c'est plutôt enrichissant... Il y a parfois des rencontres passionnantes, émouvantes, surprenantes, amusantes... voire même plus si affinités mais je ne vais pas vous raconter ma vie...
Un festival, c'est différent, on est entre copains, et c'est moins centré autour de soi, comme l'est une session en librairie, par essence même... Pas de presse ou alors globale sur le salon pas de mise en valeur de ton travail, sauf si tu gagnes un prix, ce qui peut éventuellement être intéressant pour peu que l'éditeur valorise ensuite, mais n'a aucune portée nationale ni répercussions sur tes ventes... Là ce qui compte, (au delà de ventes sans grande importance si ce n'est pour le libraire, sauf si on apporte ses livres, comme je le fais parfois) c'est l'aspect lieu, réception, repas et hébergement qui devient le seul critère pour moi...
Sans oublier de consulter la liste des invités pour voir avec qui on va passer du bon temps... ou qui on va devoir éviter durant deux jours parce qu'on peut pas se blairer. Mais aucune retombée à en attendre de nos jours, la multiplicité des salons a tué l'intérêt de la presse pour la BD qui n'est plus un événement, en dehors d'Angoulême évidemment ...