/tousse.
Au début des années 2000 je disais volontiers que j'étais de gauche pour le social et de droite pour l'économie, jusqu'à ce que j'apprenne qu'un petit moustachu avait eu l'idée avant moi... Au mot près.
![Renverse [:lega]](./images/smilies/lega.gif)
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nexus4 a écrit:/tousse.
Au début des années 2000 je disais volontiers que j'étais de gauche pour le social et de droite pour l'économie, jusqu'à ce que j'apprenne qu'un petit moustachu avait eu l'idée avant moi... Au mot près.

biborax a écrit:Mais en même temps, je suis pour une justice implacable, aucune mansuétude pour ceux qui ne respectent pas les lois, et les règles, pour tous ceux qui cassent les couilles aux gens dans la plus grande impunité.

toque a écrit:kobaia a écrit:Les Français sont de gauche quand ils peuvent y trouver un intérêt (tout ce qui est évoqué, ça sert aux Français). Mais sur les sujets prison, peine de mort, immigration, la France est à droite. Et comme on entend parler que de ça... Bah la France est à droite.
Je le redis, sur la sécurité la gauche a toujours eu de meilleures résultats que la droite.

marone222 a écrit:Mais cette gauche, ce n'est pas la majorité des français, loin de là, c'est entre 10 et15%, c'est tout

marone222 a écrit:Oui, la gauche représentée par Jospin, Joxe, DSK, Fabius,...celle du PS que vous êtes nombreux ici à considérer comme des traitres ou des vendus à droite.
La gauche radicale, que certains considèrent comme l'unique gauche, certes met en avant sur le papier des valeurs humanistes, mais dans la réalité veut "déconstruire" notre société soi-disant responsable de tous la maux de la terre : colonialisme, esclavage, pollution, inégalités, etc... et prone donc la fin du capitalisme, la décroissance, la repentance, etc...
Mais cette gauche, ce n'est pas la majorité des français, loin de là, c'est entre 10 et15%, c'est tout

Brian Addav a écrit:Et je pense surtout que tu sous estimes tous les électeurs du PS qui ont depuis des années compris que les seuls à gauche, c'était l'Union Populaire et donc LFI.

Brian Addav a écrit:marone222 a écrit:Oui, la gauche représentée par Jospin, Joxe, DSK, Fabius,...celle du PS que vous êtes nombreux ici à considérer comme des traitres ou des vendus à droite.
La gauche radicale, que certains considèrent comme l'unique gauche, certes met en avant sur le papier des valeurs humanistes, mais dans la réalité veut "déconstruire" notre société soi-disant responsable de tous la maux de la terre : colonialisme, esclavage, pollution, inégalités, etc... et prone donc la fin du capitalisme, la décroissance, la repentance, etc...
Mais cette gauche, ce n'est pas la majorité des français, loin de là, c'est entre 10 et15%, c'est tout
Comment tu tournes le truc à ta sauce...
La gauche de Jospin, c'était aussi celle Buffet et de Mélenchon. Joxe, Fabius, DSK, c'est le PS d'avant. Qui n'a plus rien à voir avec l'actuelle. Qui finira enterré dans les prochaines élections.
Suffit de lire les programmes de l'époque pour s'en rendre compte...
Et je pense surtout que tu sous estimes tous les électeurs du PS qui ont depuis des années compris que les seuls à gauche, c'était l'Union Populaire et donc LFI.

toque a écrit:Je suis globalement d'accord. Sauf sur un point. LFI c'est la mort de la gauche assuré. (En fait plus Mélenchon que LFI. Mais comme LFI c'est Mélenchon ...)

biborax a écrit:nexus4 a écrit:/tousse.
Au début des années 2000 je disais volontiers que j'étais de gauche pour le social et de droite pour l'économie, jusqu'à ce que j'apprenne qu'un petit moustachu avait eu l'idée avant moi... Au mot près.
Euh au bout d’un moment il faut arrêter avec les comparaisons avec le nazisme… 1940 c’était il y a très longtemps…
Est ce que je devrais me laisser pousser une petite moustache ????

Brian Addav a écrit:marone222 a écrit:Oui, la gauche représentée par Jospin, Joxe, DSK, Fabius,...celle du PS que vous êtes nombreux ici à considérer comme des traitres ou des vendus à droite.
La gauche radicale, que certains considèrent comme l'unique gauche, certes met en avant sur le papier des valeurs humanistes, mais dans la réalité veut "déconstruire" notre société soi-disant responsable de tous la maux de la terre : colonialisme, esclavage, pollution, inégalités, etc... et prone donc la fin du capitalisme, la décroissance, la repentance, etc...
Mais cette gauche, ce n'est pas la majorité des français, loin de là, c'est entre 10 et15%, c'est tout
Comment tu tournes le truc à ta sauce...
La gauche de Jospin, c'était aussi celle Buffet et de Mélenchon. Joxe, Fabius, DSK, c'est le PS d'avant. Qui n'a plus rien à voir avec l'actuelle. Qui finira enterré dans les prochaines élections.
Suffit de lire les programmes de l'époque pour s'en rendre compte...
Et je pense surtout que tu sous estimes tous les électeurs du PS qui ont depuis des années compris que les seuls à gauche, c'était l'Union Populaire et donc LFI.


marone222 a écrit:Le PS de l'époque c'est le même que celui d’aujourd’hui, un parti de gouvernement qui compose avec les réalités sociales, économiques et internationales. Pour rappel, le gouvernement Jospin est celui qui a le plus privatisé (en montant).
Joxe, Cazeneuve, c'est kif-kif...Joxe serait ministre de l'intérieru aujourd'hui, il serait traité de facho, comme cela a été fait pour Cazeneuve

toque a écrit:Et j'ajoute un point qui me semble fondamental, le capitalisme mondialisé c'est terminé. Et oui il va falloir inventé d'autre chose. Et ce sera pas simple.
"Le vieux monde est en train de mourir. Le nouveau tarde à apparaître. Et dans ce clair-obscur, naissent les monstres"

)
Alexandre Pointier :
En laissant à la droite populiste et aux libertariens le monopole du discours sur l’efficacité, la gauche se prive d’un levier décisif pour regagner les classes populaires.
Depuis deux décennies, la gauche européenne s’est concentrée sur un discours mêlant taxation additionnelle des hauts revenus et des grandes entreprises et augmentation des prestations sociales.
Cette approche est intellectuellement légitime tant l’injustice fiscale et la montée des inégalités ne sont plus à démontrer 6. Elle laisse toutefois un angle mort : l’expérience concrète des services publics.
Ce faisant, la gauche fragilise la légitimité des États-providence, qui dépend autant de la générosité que de la qualité perçue des services publics. Si pour une majorité d’Européens, le problème n’est pas seulement la redistribution, mais la dégradation ressentie des services essentiels, les débats sur la fiscalité ou la taxation des GAFAM ne suffiront pas à répondre aux frustrations du quotidien.
L’équité, c’est aussi et avant tout un État qui fonctionne.
Le phénomène d’érosion du vote populaire en faveur de la gauche a largement été analysé par Thomas Frank aux États-Unis et par Jérôme Fourquet en France, avec des dynamiques semblables : sentiment d’abandon territorial (fermetures d’hôpitaux, disparition des services publics hors métropoles), complexification administrative, perception d’un État capté par d’autres (minorités, métropoles, insiders) et choc culturel (accent mis par la gauche sur les enjeux post-matérialistes — écologie, diversité, droits sociétaux).
Quand l’État-providence est perçu comme inefficace, la demande de protection se déplace alors vers des formes identitaires ou autoritaires.
.../...
Un DOGE progressiste inverserait le paradigme libertarien : l’efficacité n’y serait pas synonyme de retrait mais de réallocation stratégique.
Cette approche défend la tradition européenne d’un État-providence social-démocrate — mais l’actualise après quatre-vingts ans de bureaucratisation.
Elle s’oppose à l’austérité technocratique mais cherche à maximiser l’utilité sociale de chaque euro public avec la même obsession que celle des libertariens et des droites populistes quand ils s’emploient à détricoter le modèle social européen.
.../...
Soyons clair : le chantier est titanesque.
Il nécessite des transformations majeures des administrations et des opérateurs, qui ne seront pas sans conséquences sur les agents du service public — électorat traditionnel de la gauche et du centre.
Cela implique d’assumer un double mouvement : réorganiser, simplifier, parfois supprimer des structures devenues inefficaces — tout en réaffirmant la valeur et la mission des agents publics. Il faudra leur offrir des perspectives claires, de nouvelles compétences, une reconnaissance du service rendu et des parcours professionnels adaptés. Sans cette dimension sociale et politique, la réforme risquerait de n’être perçue que comme un nouvel épisode d’austérité managériale. L’enjeu est de transformer en profondeur la machine administrative tout en réconciliant les agents avec une idée exigeante mais positive du service public : utile, efficace et centré sur l’impact social. Une large partie d’entre eux y est prête.
.../...
Soyons clair : le chantier est titanesque.
Il nécessite des transformations majeures des administrations et des opérateurs, qui ne seront pas sans conséquences sur les agents du service public — électorat traditionnel de la gauche et du centre.
Cela implique d’assumer un double mouvement : réorganiser, simplifier, parfois supprimer des structures devenues inefficaces — tout en réaffirmant la valeur et la mission des agents publics. Il faudra leur offrir des perspectives claires, de nouvelles compétences, une reconnaissance du service rendu et des parcours professionnels adaptés. Sans cette dimension sociale et politique, la réforme risquerait de n’être perçue que comme un nouvel épisode d’austérité managériale. L’enjeu est de transformer en profondeur la machine administrative tout en réconciliant les agents avec une idée exigeante mais positive du service public : utile, efficace et centré sur l’impact social. Une large partie d’entre eux y est prête.
Il va de soi qu’un DOGE progressiste aurait par ailleurs comme effet collatéral de renforcer le consentement à l’impôt des plus riches.
Le modèle de « high tax, high trust » des pays nordiques fonctionne car les citoyens voient un retour direct, visible et équitable : écoles performantes, soins de qualité, administration simple. Les travaux académiques démontrent que la perception d’un État impartial et efficace explique l’acceptation fiscale élevée.
.../...
L’Union est prise dans un étau.
Dans presque tous les pays, le débat public se fige entre austérité et relance, entre réduction et dépense.
Pendant ce temps, le modèle social se fissure, la confiance s’érode, la tentation du dégagisme grandit — dans un grand contexte où Washington rejoint Moscou pour pousser au changement de régime sur le continent.
Accélérer l’État pour l’actualiser.
Voilà peut-être la dernière utopie raisonnable : une réforme d’une exigence et d’une ampleur inédites — non pas paramétrique, mais radicale, avec un seul objectif : l’utilité publique.
Une réforme plus exigeante qu’une énième mesure fiscale ; plus éprouvante que la simple indignation ; plus engageante qu’un plateau de télévision.
C’est un programme à part entière ; pour la décennie qui vient.

biborax a écrit:Je ne vois pas ce qu’il y d’invraisemblable d’avoir des idées de gauche et de droite en même temps.
On peut très bien accepter les idées de la gauche pour le sociale, l’économie, et accepter les idées de droite pour ce qui est de la justice, la sécurité, l’immigration..

nexus4 a écrit:/tousse.
Au début des années 2000 je disais volontiers que j'étais de gauche pour le social et de droite pour l'économie, jusqu'à ce que j'apprenne qu'un petit moustachu avait eu l'idée avant moi... Au mot près.

nexus4 a écrit:/tousse.
Au début des années 2000 je disais volontiers que j'étais de gauche pour le social et de droite pour l'économie, jusqu'à ce que j'apprenne qu'un petit moustachu avait eu l'idée avant moi... Au mot près.
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