"Un quartier agréable à vivre".....
Les Hauts-de-Seine est le département le plus riche de France (son PIB de 90 milliards dépasse celui de Bruxelles et de Barcelone réunis).
Dans ma jeunesse, j'habitais Vaucresson et j'allais au lycée de Saint-Cloud, puis à la fac de droit d'Assas. J'ai vu les rixes opposant Occident (dont Devedjian était un membre "actif") et l'extrème-gauche, qui ravageaient en 1965 le hall de la fac, sans pitié pour ceux qui tombaient à terre, roués de coups (bousculant même une fois le doyen Georges Vedel qui tentait de s'interposer, le malheureux !). Ca m'écoeurait.
Plus tard, toujours dans ma prime jeunesse j'ai du faire quelques fois le coup de poing contre les attaques d'Ordre Nouveau (ex-Occident), j'en porte encore une belle cicatrice (mes adversaires aussi

).
Les Devedjian, Longuet, Schuller, se sont reconvertis dans les cabinets ministériels en bons fils de famille. L'histoire est connue, et répétitive (lire "l'enfance d'un chef" de Sartre" c'est l'histoire d'un engagement en faveur des prolétaires, mais la trajectoire est la même au final, retour à la mangeoire

)
Cinquante années plus tard, je m'interroge sur ce que provoque en moi la nouvelle de la disparition de Devedjian.
Il a bien mérité de la patrie des possédants dont il défendait les privilèges et avantages, sans faiblir.
Au crédit de cet homme exalté je porte son activisme pour faire reconnaître le génocide arménien (ses origines familiales), son opposition résolue à l'entrée de la Turquie musulmane dans l'Europe. C'est tout.
Outre ses choix politiques réactionnaires, je n'aimais pas sa brutalité verbale, qui se manifestait à l'occasion (le Canard enchaîné en rendait régulièrement compte, ça me rappelait ma jeunesse

)
Mais il est mort de cette saloperie de virus, et devant la mort il n'y a plus rien à dire.
Donc, bonne chance en enfer ou ailleurs, je ne suis pas chrétien.