jolan a écrit:Cooltrane a écrit:jolan a écrit:Niveau métal et progressif les 90's étaient une décennie tout à fait intéressante, donc moi ça m'allait, bien loin de tous les groupes que vous avez cités.
Mmmhhh!!!... C'est clair que le progmetal fut une composante alternative des 90's (le genre a commencé par Queensryche et son Operation Mindcrime), mais si j'apprécie certains groupe de la 2è vague Prog (notamment les scandinaves), sa version métal ne m'a jamais fort intéressé... Sur disque, j'ai tjs eu l'impression que Dream Theater et consorts se branlaient avec leurs instruments. Pour les avoir vus en concert (je faisais le nombre avec les potes), ce fut exactement l'impression confirmée
Sentiment très éloigné du mien, c'est le groupe le plus intéressant de la décennie ( devenu aujourd'hui le summum du ridicule, inaudible et caricatural ). La continuité de Led Zep, Deep Purple, King Crimson, Yes, Genesis, Pink Floyd avec toute la palette et la variété de styles que cela inclus.
Après, la branlette de manche, on aime ou on n'aime pas, perso quand ça sert la musique, ça ne me dérange pas que les gars sachent jouer, surtout dans le prog. Ce sont mêmes eux qui m'ont appris à jouer, à branler mes instrus quoi, donc on peut dire que c'est ma came ( mais pas toujours ), même si cette critique me paraît un peu exagérée. Je n'ai jamais compris cette distinction, comme cette opposition technique/feeling que j'entends depuis que je fais de la musique. Est-ce qu'on reproche aux musiciens de jazz ou de classique d'être des virtuoses ? Est-ce qu'ils sont exempts de feeling, même s'ils usent d'un peu de technique ? Il ne me semble pas. Ecoutez le titre "Drive Home" de Stven Wilson avec le magnifique solo final de Govan, c'est technique, mais quel putain de feeling et d'émotion...
Est-ce que je suis plus sensible à la musique de Steve Vai ou Frank Zappa qu'aux inepties d'un Clapton ( considéré comme un grand guitariste je me demande bien pourquoi ) ou d'un Slash ? Oui, je préfère quelqu'un qui maîtrise son instrument et l'explore, plutôt qu'un vulgaire branleur de manche ( terme qui pour moi a une autre signification : jouer toujours les mêmes trucs bateau en pentatonique mineure répétitive sur des grilles simplistes, là ok ). Donc, dans les musiques que j'apprécie, je préfère des gens qui savent bien jouer que des mecs qui sortent trois pauvres accords, un solo mal joué rebattu cent milles fois et qui nous empoisonnent les ondes et les médias.
Minute papillon, en tant qu'amateur de prog et de JR/F de la première génération, c'est vraiment pas la virtuosité qui m'effraie, mais ce qu'on en fait.
Franchement, la genèse du progmetal me semble plus venue des styles extrême du métal dans le 80's (speed, thrash/trash et consorts) que de Zep, Sab et Purple. Mais bon, c'est clair que des trucs comme le BÖC des débuts et Judas Priest les ont aussi influencé, tout comme la NWOBHMB
Qqe part, je dirais même que sans le progmétal, il n'y aurait p-ê pas eu de deuxième vague de prog (on va pas compter le néo-prog de Marillion, Pendragon, Pallas et IQ comme un renouveau), donc je devrais sans doute montrer plus de respect envers ce genre. J'ai au moins le mérite de le considérer comme un genre influent durant cette décennie des çà's.
C'est vrai que DT est devenu la caricature un peu ridicule du progmétal, et c'est sans doute pourquoi je les ai mis au pilori, plutôt que d'autres, et pourtant ils sont tous balèzes à leur jouets respectifs. Un des raisons, c'est qui si Iron Maiden, Metallica et Queensryche sont ajd (parfois) catalogués en progmétal, c'est venu rétrospectivement (oserais-je dire par révisionisme) depuis le millénium... car le vrai initiateur, c'est DT et les groupes du label Magna Carta (Magellan, Shadow Gallery)
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Enfin, bon, déjà qu'il y a une petite partie de la nouvelle vague de prog des 90's et 00's, que j'apprécie, mais dès les énormes guitares grognantes et pétaradantes s'en mêlent avec des gueulards d'outre-tombe au micro (style Ackerfeld de Opeth), c'est pas/plus ma came. J'ai arrêté le métal en 81, car je frisais le saturnisme, et pourtant cela ne m'a pas empêché d’apprécier le grunge dix ans plus tard.
Ceci dit certains groupes jouant avec des codes métalliques mais faisant plutôt partie de la galaxie RIO/Avant (Rock-In-Opposition et Avant-prog) savent me plaire
Mieux vaut tapis Persan volé que tapis volant percé (Uderzo.... et oui, pas Goscinny)