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* * Ciné-Club 137 : films français durant l'Occupation * *

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Messagede jolan » 08/05/2026 18:48

Message précédent :
Oui elle se sacrifie par amour pour sa mère, qui ne survivrait pas à un "deuxième scandale".
Triste et amer, mais beau.
Pour ceux qui ont apprécié Antonella Lualdi, elle est dans l'excellent film "Le Repas des Fauves"

Bon, eh bien le film a rencontré son public et repart avec la belle note de 14

Je vous envoie le deuxième film de Damiano Damiani domani

;)
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Messagede euh... si vous le dites » 08/05/2026 18:53

jolan a écrit:Je vous envoie le deuxième film de Damiano Damiani domani



Je ne l'ai pas cherché donc tu peux me l'envoyer aussi. ;)
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Messagede euh... si vous le dites » 08/05/2026 18:58

jolan a écrit:Pour ceux qui ont apprécié Antonella Lualdi, elle est dans l'excellent film "Le Repas des Fauves"


On évitera par contre de se plonger dans un épisode du Commissaire Cordier où elle joue la femme de Pierre Mondy. :D
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Messagede lobo » 09/05/2026 16:16

Pour en revenir à Fedora, bien sûr il y a la réaction de sa mère mais juste avant, la caméra s'attarde sur leur intérieur médiocre vu en profondeur comme s'il était vu par Fedora. Et j'ai pensé : elle ne veut plus de cette médiocrité, qui serait encore son lot si elle partait avec le petit médecin plutôt que le riche Alberto. Sinon pour Anselmo je suis d'accord c'est sa faiblesse de caractère qui a raison de son projet d'émancipation. Bien triste aussi.
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Messagede jolan » 12/05/2026 18:37

La Noia – Damiano DAMIANI – 1963

Là encore, un beau film. Comme dans "Les Dauphins", encore un bourgeois, fils de bourgeoise, encore une comtesse, dans sa grande demeure, qui lui offre la voiture "la plus chère du marché" pour son anniversaire. Encore un fils de bourge qui veut "jouer les pauvres" et fuir son destin, la demeure familiale, et vivre sa vie comme il l'entend, alors que sa mère veut le garder près d'elle (guet-apens de Rita la domestique, Rita, sainte patronne des causes désespérées). Lui qui enfant ne rêvait que de regarder l'arbre par sa fenêtre, pour échapper à son quotidien. Comme son père qui passait son temps à voyager (à fuir) pour ne pas rester avec sa femme.

Déjà plus que oisif, Dino est peintre, mais il a décidé d'abandonner (il ne peut même pas inventer l'arte povera en lacérant ses toiles, Lucio Fontana l'a déjà été inventé dix ans plus tôt). On découvre ce personnage arrogant, suffisant, narcissique, puant, qui là encore ne suscite aucune sympathie. Puis nous découvrons ensuite la belle Cecilia, qui visite son voisin peintre (nous sommes sur la via Margutta, le quartier des étrangers et des galeries d'art), puis devient son amante, ou plutôt son esclave. Il se joue d'elle, il la manipule, il s'amuse de la voir aussi docile et satisfaire à tous ses désirs. Il la questionne sur sa relation avec le vieux peintre, qui au début est son seul objet de préoccupation, et découvre qu'elle simulait, qu'elle ne l'aimait pas vraiment, qu'il lui rappelait surtout son père (il y aura une belle scène avec George Wilson, une sorte d'enfant perdu dans le monde adulte).

Puis il se lasse et veut la quitter (sans le dire lui-même d'ailleurs, en lâche, avec le sac pris à sa mère) et lorsqu'il l'aperçoit dans la rue, il devient jaloux, et donc amoureux, jusqu'à devenir son esclave à elle. Il y a toujours quelqu'un qui aime plus que l'autre dans un couple, et la tendance va inévitablement s'inverser, à mesure qu'il fréquente la jeune femme, lui qui n'avait aucun rapport au monde réel, qui se sent si étranger au monde, qui ne ressent aucune empathie pour personne. Le tournant s'opère quand elle déclare qu'elle a senti que leur rapport sexuel était différent "une femme sent ces choses-là". Lui qui disait au début qu'il ne voyait pas pourquoi le vieux peintre n'avait plus d'yeux que pour elle, qui disait qu'elle n'avait rien de ces femmes qui font perdre la tête aux hommes, il se met à devenir jaloux comme un pou et se sentir éperdu d'amour pour elle, qui a un amant et ne veut pas le quitter. Elle refuse même la demande en mariage de Dino, pourtant accompagnée d'une promesse de vie à l'abri du besoin, lorsqu'il l'amène dans le château de sa mère et la couvre d'argent, au sens propre. Elle est libre et veut le rester.

Dino est donc cerné de toutes parts : soit il va devoir retourner vivre avec sa mère, et répéter le schéma de son père, qui est mort d'ennui avec sa femme ; soit il va suivre le même sort que le vieux peintre qui s'est perdu dans sa fascination pour Cecilia, et est mort dans les bras de la jeune femme. Il va donc tenter de se suicider, unique voie de secours à sa disposition. Une fois cet épisode balayé d'un revers de main, il semble mieux à même de considérer sa relation avec la jeune femme. Mais le film ne nous en dira pas plus. Contrairement à ce que laisse supposer sa décontraction toute détachée lors de la scène précédente, il semble plutôt revenu dans le dernier plan à ses tourments du premier plan du film (j'aime bien les films cycliques, à la manière des symphonies de Franck, qui forment une boucle fermée, même si là la boucle semble ne rien boucler).

J'aime bien les adaptations de Moravia, les films italiens de ce tournant fin 50/début 60, les films avec la jeune et belle Catherine Spaak. J'ai donc bien aimé ce film. La réalisation est très correcte, avec là encore un beau N&B, la musique très discrète, pas de défaut majeur donc. J'ai même été surpris par la scène de l'accident de voiture, qu'on prend de plein fouet. Mais surtout il y a le charme de la Spaak, ce doux sourire, ce regard, cette voix. La douceur incarnée. Comme on le sait ici, pour moi le cinéma ce sont des réalisateurs et peut-être au même plan (et même souvent u-dessus, car les très bons réalisateurs sont rares) des actrices. Et là je suis sous le charme.

12/20

(Bien envie de voir ce qu'en a fait Cédric Kahn tiens)
Dernière édition par jolan le 15/05/2026 18:59, édité 1 fois.
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Messagede sergent latrique » 15/05/2026 18:54

Le noia 1963 Damiano Damiani - NB

Décrire l'ennui sans le susciter auprès du spectateur, tel est l'enjeu de ce film adapté du roman d'Alberto Moravia
L'ennui c'est celui du jeune Dino, qui fuyant une vie aisée de riche se donne des volontés de peintre et de bohême, pour vivre une vie et une carrière qui ne sont pas celles des ambitions de sa mère, richissime femme d'affaire (Bette Davis) et va chercher dans une relation amoureuse qui occupe le centre du récit, cette évasion à son ennui intrinsèque.
Dino, l'acteur Horst Buchholz, acteur en vogue à l'époque (jeune premier dans les 7 mercenaires) et sa jeune voisine, modèle obsessionnel d'un vieux peintre habitant sur le même palier qui va bientôt mourir, Cécilia, la piquante Catherine Spaak, encore toute jeune forment un couple asymétrique: lui étant éperdument attiré et prêt à tout
pour la garder, malgré sa jalousie et les fredaines de Cécilia, volage, attachée cependant à Dino.
Elle le décrit comme un garçon unique mais sans renoncer à fréquenter d'autres hommes, le pompon étant la scène finale ou hilare elle déclare avoir trompé son deuxième amant avec un plongeur (elle a d'ailleurs des palmes sur sa valises)
Dino, renonce donc a toute dignité, à son rang, à sa famille, pour fuir cet ennui et se perd en voulant garder Cécilia, dédaignant les richesses et l'aisance (vaste propriété, voitures de sport, milieu aisé) excepté les billets de banque prodiguas par une mère conciliante qui lui permet de garder Cécilia.
Dino se rêve en homme libre sauvage, comme ce chat du voisin, comme cette fille libre et désargentée qui papillonne et le fascine. Le vieux peintre est tombé dans les griffes de cette beauté sauvage sans qu'on ne sache le fin mot de sa mort, mais on soupçonne l'influence néfaste de son modèle. Dino, malgré lui, malgré sa volonté de ne pas tomber comme le vieux peintre, va succomber aux charmes jusqu'à son suicide raté en voiture. L'histoire pourrait se terminer sur cette note funeste et conclure une relation bancale mais, la vie continue et cet épisode ne le guérit pas de l'attraction de la belle. Il va même jusqu'à nier auprès d'elle cette tentative ratée.
Le personnage de Cécilia est assez ambigu, est-elle totalement naïve ou manipulatrice et toxique ? Sous des dehors de femme frivole, au coeur d'artichaut, elle se révèle telle une fleur vénéneuse. Catherine Spaak interprète bien ce double jeu.
Film agréable et bien construit, mais j'ai été gêné, surtout au début, par la post-synchronisation des dialogues, courantes dans les films italiens, qui donnent parfois une impression de décalage sur les lèvres des acteurs (surtout que les trois principaux ne sont pas italiens, Buchholz, Spaak, Davis) et par les traductions sous-titrées qui ne rendent pas toujours la nuance des paroles.
Par exemple, quand Cécilia dit qu'elle aime Dino, elle ne dit pas Ti amo mais Ti voglio bene, ce qui se traduit également je t'aime en Français mais avec une nuance différente.

Ma note 12/20

Et maintenant, je regarde le message de jolan et j'attends les suivants.
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Messagede euh... si vous le dites » 18/05/2026 13:14

La Noia – Damiano DAMIANI – 1963

Je viens de lire les avis de jolan et du sergent, je les trouve très pertinents dans leur analyse. Je n'ai pas nécessairement quoique ce soit d'essentiel à y ajouter. Pour Cecilia, comme le dit la citation, la profondeur c'est la peau. L'intérieur, ça n'a pas d'intérêt, c'est juste des organes. Il n'y a ni profondeur métaphysique, ni attachement matérialiste. Elle navigue sur un tout autre plan que Dino, qui cherche la profondeur (sans être aucunement capable de la trouver) sans renoncer à un ethos bourgeois de la possession (argent, mariage, famille et jalousie) dont il reste prisonnier et auquel il n'échappe finalement qu'au travers d'une régression dans le souvenir de l'enfance. Ou peut-être pas.
Mais à la différence de jolan et du sergent, je n'ai pas du tout aimé le film. J'ai trouvé que tout y était très surligné, le jeu (calamiteux), les dialogues (navrants),...
Mon dieu que c'est mal joué, Ca plombe pour moi complètement le film. Horst Buchholz, espèce de Delon de 18ème zone, en fait des caisses, Dès la première scène, qui pèse trois tonnes tellement elle est appuyée, il m'a irrité. Bette Davis cachetonne en minaudant. Et Catherine Spaak traine le rôle de starlette quelconque sur lequel elle a bâti sa petite carrière.
Au fur et à mesure du film, je me souvenais de l'adaptation de Cédric Kahn que j'avais bien aimée à l'époque de sa sortie et je me disais qu'elle fonctionnait tellement mieux avec le couple formé par Charles Berling et Sophie Guillemin. Faudrait que je revoie le film.
Quoiqu'il en soit, après la très belle surprise du Maselli, voici par contre pour moi une mauvaise pioche.

Ma note : 5/20

Edit : confirmation après vision, le film de Cédric Kahn est largement supérieur
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Messagede lobo » 18/05/2026 20:52

L’ennui (Damiani 1963)
Je n’ai pas lu vos critiques, mais j’ai vu vos notes. Je les lirai une fois mon message posté.
Le film m’a donné envie de lire le livre. L’histoire est bonne. La cruauté de cette jeune femme, qui n’est pas à mes yeux avant tout une accro au sexe, mais qui prend surtout beaucoup de plaisir à rendre les hommes fous de jalousie. Et le ressort même de la jalousie qu’on voit bien fonctionner au moment où Dino décide de s’en débarrasser avec un sac de prix, et qu’il la voit aux bras d’un type aux cheveux décolorés. Je ne comprends d’ailleurs pas trop le sous-titre français « et sa diversion, l’érotisme », sinon comme argument commercial, parce que « l’ennui » tout seul, ce n’est peut-être guère vendeur. A mon avis l’érotisme n’est pas vraiment un thème du film. Ou alors le réalisateur l’a tellement affadi qu’il ne reste rien. La jalousie, oui, mais pas l’érotisme. Donc l’histoire d’origine parait bonne mais le problème est que le film est très plat amha et aussi que l’acteur principal est une calamité. Les autres font le job, Catherine Spaak joue bien cette « jeune délurée », mais c’est assez facile, Bette Davis, ce n’est pas le rôle de sa vie, mais ça passe, les parents de Cecilia sont des personnages intéressants. Mais alors ce Horst Buchholz ! Son jeu est très mauvais dès sa première apparition et sauf à de très rares et brefs moments. Du coup on se fout complètement de ce qui peut lui arriver. Et je me suis soudain rappelé où je l’avais déjà vu. Dans les 7 mercenaires, un de mes films préférés (et oui !), où il n’a aucune difficulté à jouer les têtes à claques. Il commence par irriter les deux géants, Yul et Steve, mais bons princes, ils le prendront sous leur aile (de géants).
L’ennui, un film qui aurait pu être bon mais qui fait pschitt. Parce que la réalisation est plate et la direction d’acteurs mal faite. Amha.
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Messagede jolan » 18/05/2026 21:09

Hop hop hop, le film divise.

Il est évident que le titre - et encore plus le titre français - ne lui rendent pas service.

On attend la critique du Loup Solitaire, mais Lobo tu peux d'ores-et-déjà proposer la séance 136 si tu veux ;)
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Messagede lobo » 19/05/2026 11:11

jolan a écrit:Lobo tu peux d'ores-et-déjà proposer la séance 136 si tu veux ;)


OK. Alors des films noirs américains des années 1950.
Les ensorcelés (Vincente Minelli-1952)
Tant qu’il y aura des hommes (Fred Zinnemann-1952)
La tour des ambitieux (Robert Wise-1954)
Chasse au gang (André de Toth-1954)
Association criminelle (Joseph H. Lewis, 1955)
Le grand couteau (Robert Aldrich-1955)
Ecrit sur le vent (Douglas Sirk-1956)
Le Grand Chantage (Alexander Mackendrick-1957)
La chaîne (Stanley Kramer-1958)
Mirage de la vie (Douglas Sirk-1959)
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Messagede euh... si vous le dites » 19/05/2026 14:15

lobo a écrit:
jolan a écrit:Lobo tu peux d'ores-et-déjà proposer la séance 136 si tu veux ;)


Chasse au gang (André de Toth-1954)
Association criminelle (Joseph H. Lewis, 1955)


Fun fact : il y a un plan assez court d'Association criminelle qui est repris directement de Chasse au gang.
Je me souviens que j'avais vu les deux films presque à la suite et que ça m'avait fait sourire

Bon sinon, je les ai presque tous vus donc je vous laisse prendre les devants pour le vote.
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Messagede jolan » 19/05/2026 18:46

Le Grand Chantage (Alexander Mackendrick - 1957) = 3 pts
Association criminelle (Joseph H. Lewis - 1955) = 2 pts
Le grand couteau (Robert Aldrich - 1955) = 1 pt
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Messagede Loup Solitaire » 19/05/2026 20:53

Pas eu trop de temps pour regarder des films ces derniers jours, j'essaie de regarder l'ennui demain, je suis curieux avec ces avis contrastés.

Pas que du film noir dans la liste (mais des films intéressants pour la plupart, même si je ne les aime pas tous).
Cette fois je les ai tous vus, je vais voter pour mes trois préférés (à mon avis, un chef d'oeuvre du noir, un excellent film et un très bon film).

Le Grand Chantage : 3 points
Chasse au gang : 2 points
Association criminelle : 1 point

Là je les ai mis par ordre inverse de visionnage (du plus ancien au plus récent)
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Messagede sergent latrique » 19/05/2026 22:38

Films noirs américains des années 1950.
Mes votes:

Tant qu’il y aura des hommes (Fred Zinnemann-1952) 3 pts
Les ensorcelés (Vincente Minelli-1952) 2 pts
Chasse au gang (André de Toth-1954) 1 pt
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Messagede euh... si vous le dites » 19/05/2026 22:48

Le grand chantage : 3 points
Ecrit sur le vent : 2 points
Mirage de la vie : 1 point
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Messagede lobo » 20/05/2026 00:16

Ben je crois que la messe est dite. Je vote quand même

Le grand couteau : 3
Chasse au gang : 2
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Messagede jolan » 20/05/2026 03:18

Ce qui nous fait pour l'instant :

Les Ensorcelés (Vincente Minelli, 1952) = 2
Tant qu’il y aura des Hommes (Fred Zinnemann, 1952) = 3
La Tour des Ambitieux (Robert Wise, 1954) =
Chasse au Gang (André de Toth, 1954) = 5
Association criminelle (Joseph H. Lewis, 1955) = 4
Le Grand Couteau (Robert Aldrich, 1955) = 4
Ecrit sur le Vent (Douglas Sirk, 1956) = 2
Le Grand Chantage (Alexander Mackendrick, 1957) = 9
La Chaîne (Stanley Kramer, 1958) =
Mirage de la Vie (Douglas Sirk, 1959) = 1
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Messagede Loup Solitaire » 20/05/2026 18:38

L'Ennui

Parr rapport à vos avis je rajouterai la relation curieuse entre Dino et sa mère, et d'une manière générale avec les femmes qu'il rencontre dans le film.
Dès les premières scènes on comprend que Dino, derrière son apparence de beau gosse séducteur, à la belle voiture de sport, a quelque chose de veule, qui poussera jusqu'au masochisme.
Oisif, il va voir sa mère une fois par mois pour lui soutirer de l'argent, se faisant entretenir presque comme un gigolo - je me suis même demandé si sa mère n'avais pas engagé une jolie domestique pour le mettre dans le lit de son fils pour lui donner une raison de la voir plus souvent (j'ai cherché où j'avais déjà vu cette actrice, Daniela Rocca, c'était l'épouse de Mastroianni dans divorce à l'italienne).
Il compte se servir de Cecilia, la dirige comme un peintre ordonne son modèle. Sauf que l'insouciance de la jeune fille prend le dessus, elle lui échappe. Va alors commencer, une descente aux enfers serait un peu grandiloquent, mais une soumission à sa maîtresse. Il a beau lui proposer toujours plus, rien n'y fait, car il ne pourra pas la posséder. Elle se donne, mais on le la garde pas. Il lui offre un château, de l'argent, rien n'y fait. Elle pousse le "vice" (presque innocemment d'ailleurs) jusqu'à lui dire qu'elle donne une partie de son argent à son autre amant.

La dimension masochiste apparaît de manière évidente dans la scène où il rencontre la veuve du vieux peintre, où elle lui montre une toile représentant Cecilia à califourchon sur le peintre lui même, utilisé comme une monture.
ne pouvant obtenir pour lui seul Cecilia, il lui cherchera un substitut, une prostituée ressemblant à Cecilia - mais même là, il va échouer. Et s'il réussit à envoyer sa voiture dans le mur, il rate également sa sortie.
Je pensais que le film allait s'arrêtait là, mais il va durer quelques minutes de plus où on le voit décidé à changer... sauf que la dernière scène va se montrer ambigüe.

J'ai trouvé le film pas mal dans l'ensemble, mais il ne m'a pas complètement convaincu pour autant, en partie liée à l'interprétation de Buchholz assez fade. Spaak était bien par contre.
Damiani fera mieux peu après, dans sa veine policière/politique, mais je suis tout de même content de cette découverte.

Ma note : 10/20
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Messagede jolan » 20/05/2026 18:45

Loup Solitaire a écrit:je me suis même demandé si sa mère n'avais pas engagé une jolie domestique pour le mettre dans le lit de son fils pour lui donner une raison de la voir plus souvent


Oui, ça me semble évident. C'est ce que j'ai appelé le guet-apens de sa mère.

Bon, ça nous fera donc la note honorable de

La Noia - Daminao Damiani - 1963 = 9,2
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Messagede Funkyyy » 20/05/2026 19:40

Les Ensorcelés (Vincente Minelli, 1952) = 2
Tant qu’il y aura des Hommes (Fred Zinnemann, 1952) = 3


Deux des plus beaux films du monde, et c'est un euphémisme.
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Messagede euh... si vous le dites » 20/05/2026 19:54

Funkyyy a écrit:
Les Ensorcelés (Vincente Minelli, 1952) = 2
Tant qu’il y aura des Hommes (Fred Zinnemann, 1952) = 3


Deux des plus beaux films du monde, et c'est un euphémisme.


Les ensorcelés, je l'ai revu récemment et il est loin de faire partie de mes Minnelli préférés. Je trouve son immense réputation un peu flatteuse.
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