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* * Ciné-Club 137 : films français durant l'Occupation * *

La politique, la musique, le cinéma, les jeux vidéos et la culture en général lorsqu'elle ne traite pas directement de bande dessinée

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Messagede euh... si vous le dites » 20/05/2026 19:54

Message précédent :
Funkyyy a écrit:
Les Ensorcelés (Vincente Minelli, 1952) = 2
Tant qu’il y aura des Hommes (Fred Zinnemann, 1952) = 3


Deux des plus beaux films du monde, et c'est un euphémisme.


Les ensorcelés, je l'ai revu récemment et il est loin de faire partie de mes Minnelli préférés. Je trouve son immense réputation un peu flatteuse.
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Messagede sergent latrique » 20/05/2026 19:59

jolan a écrit:
Loup Solitaire a écrit:je me suis même demandé si sa mère n'avais pas engagé une jolie domestique pour le mettre dans le lit de son fils pour lui donner une raison de la voir plus souvent


Oui, ça me semble évident. C'est ce que j'ai appelé le guet-apens de sa mère.

Bon, ça nous fera donc la note honorable de

La Noia - Daminao Damiani - 1963 = 9,2


Effectivement, à l façon dont la domestique lui fait du rentre dedans et que la mère semble ignorer, elle est clairement en mission télécommandée.
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Messagede jolan » 20/05/2026 20:34

euh... si vous le dites a écrit:
Funkyyy a écrit:
Les Ensorcelés (Vincente Minelli, 1952) = 2
Tant qu’il y aura des Hommes (Fred Zinnemann, 1952) = 3


Deux des plus beaux films du monde, et c'est un euphémisme.


Les ensorcelés, je l'ai revu récemment et il est loin de faire partie de mes Minnelli préférés. Je trouve son immense réputation un peu flatteuse.


Il me semble que Morti aime beaucoup ce film.
Il est vrai que c'est un bon petit film, mais je le trouve aussi un poil surestimé.
Perso, de Minnelli, mon préféré reste à ce jour "Lame de fond" (Undercurrent) 1946
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Messagede euh... si vous le dites » 20/05/2026 20:54

jolan a écrit:
euh... si vous le dites a écrit:
Funkyyy a écrit:
Les Ensorcelés (Vincente Minelli, 1952) = 2
Tant qu’il y aura des Hommes (Fred Zinnemann, 1952) = 3


Deux des plus beaux films du monde, et c'est un euphémisme.


Les ensorcelés, je l'ai revu récemment et il est loin de faire partie de mes Minnelli préférés. Je trouve son immense réputation un peu flatteuse.


Il me semble que Morti aime beaucoup ce film.
Il est vrai que c'est un bon petit film, mais je le trouve aussi un poil surestimé.
Perso, de Minnelli, mon préféré reste à ce jour "Lame de fond" (Undercurrent) 1946


Mon top 3 minnellien sans ordre de préférence :

Home from the hill (Celui par qui le scandale arrive)
The courtship of Eddie's father (Il faut marier papa)
Singing in the rain (Chantons sous la pluie)

Les ensorcelés n'est pas dans mon top 10
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Messagede jolan » 20/05/2026 21:03

euh... si vous le dites a écrit:Mon top 3 minnellien sans ordre de préférence :

Home from the hill (Celui par qui le scandale arrive)
The courtship of Eddie's father (Il faut marier papa)
Singing in the rain (Chantons sous la pluie)


"Singing in the Rain" qui est pourtant de Donen et Kelly ;)
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Messagede euh... si vous le dites » 20/05/2026 21:06

jolan a écrit:
euh... si vous le dites a écrit:Mon top 3 minnellien sans ordre de préférence :

Home from the hill (Celui par qui le scandale arrive)
The courtship of Eddie's father (Il faut marier papa)
Singing in the rain (Chantons sous la pluie)


"Singing in the Rain" qui est pourtant de Donen et Kelly ;)


Je voulais écrire Tous en scène. :D
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Messagede jolan » 20/05/2026 21:12

N'hésite pas à nous dire ce que tu penses de "Quinze jours ailleurs"

Tu n'avais pas posté ta critique à l'époque ;)
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Messagede euh... si vous le dites » 20/05/2026 21:23

jolan a écrit:N'hésite pas à nous dire ce que tu penses de "Quinze jours ailleurs"



C'est Les ensorcelés, en mieux. :lol:
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Messagede jolan » 22/05/2026 21:19

Hop

[Révéler] Spoiler:
https://www.transfernow.net/dl/20260522MIQESlUu/qpWuRjTv
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Messagede Funkyyy » 22/05/2026 22:00

euh... si vous le dites a écrit:
jolan a écrit:N'hésite pas à nous dire ce que tu penses de "Quinze jours ailleurs"



C'est Les ensorcelés, en mieux. :lol:


J'ai déjà vu 15 jours ailleurs, et c'est un Minelli très moyen. :D :lol:
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Messagede lobo » 23/05/2026 09:02

Merci jolan !
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Messagede jolan » 02/06/2026 18:20

Le Grand Chantage (Sweet Smell of Success) – Alexander MACKENDRICK – 1957

Nous plongeons, en suivant Tony Curtis le temps d'une nuit new-yorkaise, dans le monde détestable des petits journalistes de chroniques de bas étage, avides, cupides et sans scrupules, qui font et défont les carrières, à coups de ragots, de rumeurs, de scandales.
Nous découvrons donc le personnage de Tony Curtis, bien minable et pitoyable, qui ne cherche qu'à obtenir une chronique dans le journal de son "ami" le rédacteur Lancaster. Celui-ci est absolument formidable dans le rôle du grand cynique qui règne sur la presse people en méprisant toutes et tous autour de lui, jusqu'à ses plus proches collaborateurs. Homme invincible que rien n'atteint, si ce n'est la distance qui ne fait que s'agrandir entre lui et sa petite soeur adorée, qui est tombée amoureuse d'un guitariste de jazz et va bientôt lui échapper totalement pour rentrer dans la vie adulte, où il n'a déjà plus sa place.

Tony Curtis est chargé de séparer les deux amants, par tous les moyens, mais sans que la jeune ingénue ne se doute que son frère tire les fils de la manigance. On sent d'ailleurs que Tony Curtis n'est pas insensible à la jeune sœur de son "ami" Lancaster et que cela ne le dérange pas outre mesure. Il est vraiment plus que détestable et jamais nous ne prenons son parti, pas plus que celui de Lancaster, même si celui-ci brille par sa répartie et son arrogance qui le place au-dessus de ses semblables. Mais la jeune femme n'est pas idiote, et tout cela nous emmène inévitablement au bord du drame qu'on pressent depuis le début, avec les vues des hauteurs du building où habitent le grand seigneur, qui contemple la ville à ses pieds, et sa soeur, qui voit là un bon moyen d'échapper à son destin de princesse épleurée prisonnière dans sa tour.

Un beau film qui va clairement au bout de son histoire, sans facilités de scénario, mais aussi sans nous perdre avec des trames annexes inutiles, et ça j'apprécie. Sur le plan de la réalisation, une très belle réussite dans un beau N&B contrasté et nocturne . Il y a juste quelques détails infimes qui nuisent un peu à la lisibilité et la fluidité du visionnage : un montage pas top, beaucoup de faux raccords, quelques problèmes de mise au point. Mais un beau film dont je n'avais jamais entendu parler et que j'ai été ravi de découvrir.

12/20
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Messagede jolan » 06/06/2026 19:05

Bon bon bon...

Loup Solitaire, tu es prêt pour nous proposer la séance 137 ?
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Messagede euh... si vous le dites » 06/06/2026 22:10

jolan a écrit:Bon bon bon...

Loup Solitaire, tu es prêt pour nous proposer la séance 137 ?


Coolos, j'ai prévu de regarder le McKendrick lundi.
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Messagede jolan » 06/06/2026 23:08

Je lance juste le petit mécanisme de la liste et des votes pour enchaîner, sans speeder personne, et pour rappeler le sujet à votre bon souvenir ;)

Mais quand vous en parlerez moi je ne m'en souviendrai plus.
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Messagede euh... si vous le dites » 08/06/2026 12:30

Le Grand Chantage (Sweet Smell of Success) – Alexander MACKENDRICK – 1957

Très grand film.
Jolan a bien résumé la trame du film tournant autour des agissement nauséabonds d'une certaine presse.
Mais ce qui m'a surtout frappé, c'est la modernité du propos. Au-delà de la charge contre l'amoralité et le cynisme corrompu des columnists, Sweet smell of success est un grand film sur les liens de pouvoir, de domination et d'humiliation (la scène où Curtis pousse son "amie" Rita à coucher avec Elwell est terrible), un grand film sur l'emprise de la masculinité toxique. Quand je regarde des films américains des années 50 avec mes filles, je les vois parfois tiquer (et même plus) mais je pense qu'elles n'auraient aucun mal avec celui-ci, d'autant plus que la soeur se libère in fine de l'emprise de son frère et s'émancipe à la faveur d'une décision irrévocable qu'elle prend elle-même pour elle-même. Beau plan d'elle au petit matin dans une rue de New-York.
Lancaster est impérial, Curtis parfait, James Wong Howe à la photo fait des merveilles. Petite réserve sur certains dialogues parfois trop appuyés mais dans l'ensemble ils sont un régal.

Ma note : 17/20
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Messagede lobo » 08/06/2026 12:33

Sweet smell of Success (Mackendrick, 1957)
Un film bien noir où les deux acteurs stars, Burt Lancaster et Tony Curtis, sont des anti-héros, tyran domestique et professionnel pour le premier, pour le second, petit échotier minable à ses heures maître chanteur et proxénète. Difficile de s’attacher à eux. Les seuls gentils, le guitariste et sa copine, sont un peu pâlots. Difficile aussi de s’emballer pour ce qui leur arrive. Et pourtant le film m’a passionné. Par son décor, par le milieu qu’il décrit.
Le décor c’est le Manhattan des années 50, filmé en un somptueux noir et blanc, c’est plus précisément Broadway, cette avenue qui ne fait rien comme les autres, qui coupe en biais le damier rigide de Manhattan (à un moment d’ailleurs on voit le Flatiron, cet immeuble impossible dont la forme en pointe manifeste la rencontre entre la 5ème avenue, bien dans l’ordre et Broadway la rétive). Broadway ce sont aussi les théâtres et les boites de jazz qui fournissent beaucoup de scènes d’intérieur.
Le milieu, c’est la presse, plutôt semble-t-il la presse muckraking, celle des ragots et des calomnies. Chacun se bat durement pour y réussir. L’Amérique n’est pas un « pays de beaux-frères », c’est le lieu d’une lutte de tous contre tous, où les alliances ne durent que le temps des intérêts communs. Il faut penser vite, prévoir plusieurs coups à l’avance, savoir trahir au bon moment. C’est ça que met en scène le film et c’est fascinant je trouve. Même si c’est parfois un peu tiré par les cheveux.
Bref, pour moi une belle découverte. Encore merci le ciné-club bdgest.
14/20
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Messagede Loup Solitaire » 08/06/2026 19:33

Le Grand Chantage (Sweet Smell of Success) est fait partir de l’œuvre américaine d’Alexander MacKendrick, cinéaste à la courte (9 films) mais intéressante filmographie.
Il avait brillé à la Ealing dans la registre de la comédie : Whisky à go-go, Tueurs de Dames et surtout L’Homme au Complet Blanc, que je considère comme un des grands films du cinéma britannique tous genres confondus.
Sweet Smell of success bénéficie de nombreux talents : produit par la société de production de Burt Lancaster, la Hecht Hill Lancaster, scénario d’Ernst Lehman, dialogues de Clifford Odets, photo N&B d’un des tous meilleurs chefs op’ de la période (James Wong Howe), musique d’Elmer Bernstein...
Devant la caméra, On retrouve Lancaster lui-même dans le rôle de Hundecker, un columnist (éditorialiste, polémiste ?) qui règne sur la presse new yorkaise et dont les mots, tels un monarque, peuvent faire et défaire les vies. A ses côtés, ou plutôt à côté, son allié/supplétif/wannabe columnist, Tony Curtis.
A leurs côtés, un couple de jeunes premiers, malheureusement assez fades (c’est aussi le rôle qui veut ça, dans une certaine mesure). Les deux jeunes gens sont amoureux l’un de l’autre, lui est guitariste de jazz, elle a la malchance d’être la sœur de Hunsecker.
Les deux vont intriguer pour séparer les amants, et pour ça tous les moyens sont bons.
Difficile de dire qui de Lancaster ou de Curtis est le plus détestable dans l’affaire, entre le premier, mégalomane vaguement incestueux qui regarde sa jeune sœur dormir, tout en ayant une photo d’elle sur son bureau, à la manière d’un mari qui contemple sa jeune épouse, ou de Curtis, qui ne recule devant rien pour accomplir les volontés de son roi.
L’essentiel du film se passe de nuit, et on suit surtout le personnage de Curtis, qui a un côté un peu minable (un rôle que l’acteur insistera pour tenir, lui qui était plutôt alors le jeune premier héroïque du moment), à l’image du personnage de Widmark dans le Night & the City de Jules Dassin, qui se rêve plus grand qu’il n’est.
Mais Curtis, au-delà de la réussite matérielle et pécuniaire, veut le pouvoir. Là où Widmark était un combinard vaguement attachant, lui se montre odieux, avec les femmes notamment (sa secrétaire, sa maîtresse, la sœur de Lancaster), fait courir des rumeurs sur le jeune guitariste pour le discréditer, le tout sans se départir d’un petit air goguenard, provocateur, absolument détestable dont on rêve qu’il se fasse casser la figure à un moment ou à un autre.

Quelques dialogues me semblent être un peu too much, et le jeune couple n’est pas tout à fait à la hauteur des deux vedettes, mais Sweet Smell of Success est un très bon film noir, avec un curieux quasi happy end.

Ma note : 15/20
Dernière édition par Loup Solitaire le 08/06/2026 20:11, édité 1 fois.
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Messagede Loup Solitaire » 08/06/2026 20:09

Et pour le prochain film, je propose un cycle "le cinéma français sous l'occupation"

Lettres d'Amour (Autant Lara)
L'Assassin habite au 21 (Clouzot)
Macao, l'enfer du jeu (Delannoy)
Le Corbeau (Clouzot)
Lumière d'été (Grémillon)
Douce (Autant-Lara)
La Vie de plaisir (A. Valentin)
Les Enfants du Paradis (Carné)

Et pour moi ce sera :
La Vie de Plaisir 3 points
Les enfants du paradis : 2 points
Lettres d'Amour : 1 point
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Messagede euh... si vous le dites » 08/06/2026 21:31

La vie de plaisir : 3 points
Lumière d'été : 2 points
Macao, l'enfer du jeu : 1 point
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Messagede jolan » 08/06/2026 21:33

Lumière d'été (Grémillon) = 3 pts
La Vie de plaisir (A. Valentin) = 2 pts
Douce (Autant-Lara) = 1 pt
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