




Blankets est effectivement clairement au dessus de Persepolis selon moi
pour au moins 2 raisons
- l'universalité du message :
l'hésitation des premiers amours , son arbitraire , son absolu , sa faible consistance qui améne fréquemment à une rupture sur un problème de communication sont parfaitement illustrés.
Blankets est la meilleure chronique du premier amour que j'ai pu voir : sa miévrerie résulte du sujet pas du traitement qui est parfait .
Mais un premier amour c'est (presque) toujours miévre : question d'age (repli enfantin et volonté d'émancipation en même temps, recherche de l'autre comme rejet des parents et d'un monde injuste, instabilité émotionnelle) et d'expérience (incapacité à exprimer des sentiments de maniére controlé ,méconnaissance de la relation à autrui de savoir ce qui fait plaisir , ce qui fait mal quels sont les mensonges payants) notemment . C'est le premier amour qui est miévre pas Blankets.
- Sur l'apport à la BD même :
le nombre d'innovation touchant à l'essence même de la BD est colossal. Je vais faire une critique de Blankets je pense bientot.... sens de lecture et ordonnencement des cases, utilisation du langage iconique tel qu'exposé par mac cloud , ordonnencement des pages .... Il y a une idée fondamentale sur la BD dans blankets toutes les 10 pages environ.
Seulement voilà elles ne passent pas par le dialogue . Les personnes superficielles en l'espéce sont celles qui pensent que la profondeur de la BD se fait à l'aune des dialogues . Je voue un culte à Alan Moore mais ceci étant dit je condamne les BD verbeuses en général . La BD est un art graphique c'est en image qu'il faut le dire comme disait Truffaut à propos du cinéma .
Quand à Satrapi elle ne travaille pas assez son message . Elle a le matériel mais elle nous le livre brut de décoffrage. Et la sincérité ne rachéte pas tout . Bien au contraire : certaines choses étant intransmissibles telle quel il appartient à l'art de les transformer en une monnaie qui peut circuler. C'est la réussite de Maus , c'est l'échec de Persepolis qui reste trop sur les impressions de Marjane : c'est un journal plus qu'une oeuvre.
N.B: pas de problèmes usr le gras & le soulignage!

qu'on s'entende bien : persepolis est bon ... intéressant vraiment...
La seule chose que je remets en cause c'est sa portée. Ca manque de profondeur , c'est beaucoup trop premier degré et dés lors je ne peux pas la considérer comme indispensable.
Le ressenti est là , je l'ai dis effectivement et je le maintiens. Mais la forme adoptée est vraiment trop limitée.
Par ailleurs l'enfance n'est pas une excuse absolue : l'auteur est marié et a la vingtaine lors du 4ème chapitre . Elle continue pourtant avec sa sensibilité féminine à nous donner ses impressions sur le vif , brute de décoffrage. Là on touche à l'essence même de sa personnalité. Et le resultat c'est qu'on reste au stade de sa petite expérience trés spécifique de son propre aveu.
Donc je répété bon , utile même mais pas indispensable .







Blankets est effectivement clairement au dessus de Persepolis selon moi
pour au moins 2 raisons
C'est le premier amour qui est miévre pas Blankets.

bonjour Hugui, alors pour vous, persépolis es-il un témoignage personnel sans prétention, ou une oeuvre politique de résistance (aux cons) ?
Toujours le troll ignoreras. [:xuunam:7]
En tous cas la façon que tu as d'en parler me donne très envie d'aller le voir... en plus j'adore les anim' et le N/B
La seule vérité, c'est l'oeuvre ! C'est vrai que l'animation est géniale, le gris et le noir et blanc très maîtrisé (Marjane explique très bien que le N&B intégral de la bd est impossible en animation)

Moi ça me scie que l'on puisse comparer Persepolis à Blankets. Comparer un exil et une histoire d'amour.Il n'y a absolument aucun rapport.
Dans le même ordre d'idée saugrenue, j'ai trouvé "le journal d'Anne Frank" plus touchant que "Miette" de Loanna.
Sinon:
Rien ne peut justifier une métaphore amour/hiver, même Alexandre Jardin n'ose plus utiliser ce procédé. Ensuite, Craig Thompson a aussi pondu "Un américain en ballade" qui est le truc le plus cul-cul la praline que j'ai pu lire, pire que les téléfilms de début d'après midi de M6 qui se passent immanquablement dans des ranchs. Donc dire que c'est juste le sujet qui pousse à la miévrerie j'ai du mal à l'avaler.
Sinon les deux histoires bien que peu comparables sont pas mal, mais quitte à choisir je préfère que ce soit Baudoin qui me parle d'amour et d'exil.


Moi ça me scie que l'on puisse comparer Persepolis à Blankets. Comparer un exil et une histoire d'amour.Il n'y a absolument aucun rapport.
Dans le même ordre d'idée saugrenue, j'ai trouvé "le journal d'Anne Frank" plus touchant que "Miette" de Loanna.
Sinon:
Rien ne peut justifier une métaphore amour/hiver, même Alexandre Jardin n'ose plus utiliser ce procédé. Ensuite, Craig Thompson a aussi pondu "Un américain en ballade" qui est le truc le plus cul-cul la praline que j'ai pu lire, pire que les téléfilms de début d'après midi de M6 qui se passent immanquablement dans des ranchs. Donc dire que c'est juste le sujet qui pousse à la miévrerie j'ai du mal à l'avaler.
Sinon les deux histoires bien que peu comparables sont pas mal, mais quitte à choisir je préfère que ce soit Baudoin qui me parle d'amour et d'exil.
wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michigan#G.C3.A9ographie
les hivers sont froids avec beaucoup de neige, particulièrement dans le nord de l'état et sur la rive de lac Michigan. Les forêts (pins, érables, hêtres, chênes) couvrent près de la moitié du territoire du Michigan.

t'es un gros malin toi hein ?![]()
ensuite il me semble bien n'avoir parlé que de blankets : un américain à paris et la plaintivité permanente de thompson ne mérite aucune attention....
S'il excelle dans ce registre et qu'il y a un rôle pile poil pour lui est ce que pour autant l'oeuvre qui en résulte est moins bonne ?
Tiens d'ailleurs c'est bizarre les plus grands noms de la BD(moore, gailman,eisner,...) se sont commis en célébrant la puissance expressive de l'oeuvre et n'ont pas eu un mot pour un américain à paris mais bon à part ça blankets est seulement miévre ... Emile Bernard ?
(et la vile agression)

Quand au "sale argument" il consiste juste à pointer le fait que des auteurs d'une rare complexité comme moore donc , n'ont à aucun moment relever la miévrerie .Parce qu'ils savent quand est ce que c'est de la miévrerie ou plus simplement de la naiveté .Et que précisement l'absence du moindre commentaire sur un américain en ballade (merci au passage de signaler la coquille![]()
)n'est qu'un des indicateurs que le ton de thompson adéquat à un récit sur l'adolescence ne l'était pas pour un jeune adulte : là pour le coup ça devenait miévre. La naiveté n'est pas à proscrire en matiére d'art : tout dépend du sujet traité !
Avec vous la belle au dois dormant serait shooté au crack , calvin verrait hobbes comme un tigre en peluche , .... Blankets est apprécié pour sa naiveté à la façon d'un Douanier Rousseau ... Si tu ne comprends pas la valeur de la naiveté dans l'art je n'y peux rien . C'est une question de sensibilité .

Retourner vers Gros pavés, romans graphiques, formats alternatifs
Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités