Olivier_D a écrit:Elric Dufau a écrit:En fait c'est un peu plus compliqué que ça. J'ai une avance qui est bien supérieure à 10 000 euros. Les ventes sont censées rembourser cette avance, mais souvent on n'y arrive pas (mais on ne rembourse pas.) A ça il faut ajouter les droits des traductions et, plus rarement, des droits sur les produits dérivés ou adaptations.
Franquin et Janry ont bénéficié d'un autre système (que des auteurs contemporains peuvent aussi avoir, mais c'est rare), ils avaient un "fixe". C'est à dire qu'ils étaient payés à la page et ensuite ils touchaient des droits d'auteur dès le premier album vendu.
Merci de ces précisions. A terme, si j'ai bien compris, et c'est ce que j'avais lu par ailleurs, la plupart des auteurs ne touchent jamais de droits, et ne vivent que d'avances. Leurs albums sont "déficitaires". J'imagine que l'éditeur s'en sort grâce aux "locomotives" maison. Pour Dupuis, ça doit être un Gaston, et puis peut-être la diffusion du patrimoine. Mais évidemment, ça place d'emblée l'éditeur en très grande position de force.
Je connais le cas d'un auteur que j'aimais beaucoup, qui a jeté l'éponge, son dernier album s'était vendu à 600 exemplaires.
La maison d'édition n'a pas le même pourcentage que les auteurs. Donc nous ne sommes pas déficitaires au même seuil. Quand un auteur peut prendre un petit boulot ou compenser son manque de rentabilité, l'éditeur a des frais fixe qui l'entraînerait dans la faillite s'il était trop souvent déficitaire sur les albums.
Selon s'il y a des ayant droits le pourcentage peut changer, donc la maison d'édition peut prendre entre 12 et 20% du prix HT. Les auteurs c'est aussi négociable et il y a des seuils qui peuvent évoluer. Par exemples 8% (partagés en deux sécnario et dessin) c'est la base. Certains sont directement à 10% et puis passé 20 000 ou 30 000 on peut passer à 10% ou 12%, après 50 000 on peut passer à 12 ou 14% (mais pas plus en général.)









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