Solomon a écrit:makidoo a écrit:jfchanson a écrit:Non, ca veut dire qu'il n'a pas lu la Jeunesse pour préparer son album et donc qu'il ment.
Bah non, moi j'ai lu tous les Blueberry plusieurs fois, comme ce que dit Sfar....et jamais La Jeunesse

C’est vrai que les histoires de Corteggiani sont terribles, mais je recommande de lire au moins les cinq premiers albums, scénarisés par Charlier et dessinés par Gir et Wilson

Pas mieux.
Comme je l'ai dit par ailleurs dans le topic sur Philémon, gamin (avant 12-13 ans), je ne captais pas l'essence de la majorité des bandes qui passaient dans le journal Pilote. Je me rabattais sur Astérix, Tanguy, Iznogoud et Lucky Luke (quand ils ont débarqué) et glissais sur le reste, c'est-à-dire que je ne lisais pas forcément mais je pouvais m'attarder dans la contemplation de certaines planches et en délaisser totalement d'autres (au début, les pages d'actualité n'avaient pas ma faveur, mais devenu ado et adulte, j'ai vite recherché de vieux journaux pour m'y replonger avec délectation...).
Ainsi, tout gamin je pouvais être fasciné par des planches de Gir, de Pichard, de Fred, de Parras, de Gotlib et quelques autres auteurs bourrés de talent. Aussi, quand les trimestriels Pilote Super Pocket sont arrivés, ne contenant que des histoires courtes de la plupart des séries, j'ai eu tendance à feuilleter, puis à lire (parce que l'effort était moindre) ces séries qui m'impressionnaient mais que je n'avais pas osé aborder dans l'hebdomadaire, de crainte de n'y rien comprendre.
Et c'est ainsi que j'ai pu entrer dans Blueberry. Grâce aux premières histoires courtes de la Jeunesse, au style plus jeté, parfois un peu dépouillé, mais néanmoins très efficace.
Petit à petit, je me suis rendu compte que ces récits de 16 pages formaient un tout qui avait un sens. Puis le puzzle complet s'est reconstitué pour moi à l'adolescence, quand j'ai pu lire la série de façon chronologique, y compris avec les albums de la Jeunesse
(à l'époque, uniquement ceux de Gir). Et quand Wilson a remplacé Gir au dessin, il eut la chance de pouvoir travailler sur un cycle d'histoires en 44 planches, le domaine de prédilection où Charlier ne craignait personne. Hélas, le décès du scénariste a entraîné une redistribution des cartes, la donne était faussée, les bonnes cartes et les meilleurs atouts ne circulaient plus dans les bonnes mains. Et Wilson a quitté la partie.
La dernière carte était tombée, on arrivait au bout de la piste.

Les derniers titres de Charlier pour Gir (excepté Arizona love) sont décidément chargés de symboles.