Casou a écrit:Curieux de voir si on retrouve ce traitement du temps particulier qu'il y avait me semble-t-il dans Golden west. C'était assez atypique, mais il y avait l'idée je crois que le récit progressait en fonction d'un temps ressenti et non linéaire, ce qui avait donné l'impression parfois à certains lecteurs d'une narration heurtée, j'aime bien penser que Rossi donnait davantage à voir le flux de conscience de Wohan, j'avais l'impression qu'il y avait une sorte d'élasticité du temps qui épousait les ressorts de la mémoire de Wohan. Hâte notamment de savoir si on retrouve cela dans ce second opus ou si j'avais fumé trop intensément le calumet de la paix.
ce qui rendait la lecture assez difficile (enfin la compréhension de l'histoire racontée)
Je rencontre in peu la même difficulté avec cet album-ci, pour être franc. (arrivé au 1/3)
graphiquement, c'est superbe
Olivier_D a écrit:Pour le coup, alors que chez certains scénaristes on se sert d'un contexte historique pour exposer des préoccupations modernes (on en parlait ailleurs avec Clovis Sangrail à propos de l'album sur Cauchon), là, on est typiquement dans l'essai de retranscrire au mieux une mentalité et des façons d'aborder la vie très différentes des nôtres, c'est quelque chose que, pour ma part, j'apprécie beaucoup. La magie, les "signes du ciel", les objets magiques, les esprits, la cruauté, le mépris entre tribus, entre ethnies, la place de la femme, de l'épouse, de la femme-araignée, le rôle du chef, tous ces éléments nous transportent ailleurs, et Rossi nous livre cela sans jugement, mais avec un véritable intérèt.
Il y a aussi beaucoup de scènes très belles, un mustang blanc qui galope sous la lumière de la lune, des défilés rocheux...
c'est pas woke comme dénonciation.
Cela ne peut qu'être le cas que s'il s'agit de blancs, hétéros, cinquantenaire et + , droitiers.
les autres races/ethnies sont dispensées de ce genre de considérations.
Bref, ya une 10-aine d'année, j'ai eu une conversation avec Dérib qui tendait à préférer les amérindiens de l'ouest aux peuplades de l'Est, mais pour moi, ils étaient tous aussi cruels, malgré une soi-disant "sagesse" envers la nature.
Pourtant , gamin, j'ai souvent choisi d'être indien plutôt que "coboïlle".
Mieux vaut tapis Persan volé que tapis volant percé (Uderzo.... et oui, pas Goscinny)