de herve26 » 26/10/2025 18:18
Après avoir été déçu à la lecture de « l’Iris blanc », j’ai retrouvé avec « Astérix en Lusitanie » le côté drôle et populaire qui manquait au précédent opus. Tout d’abord, il faut souligner que la couverture choisie est superbe. Ensuite, le scénario est simple et Astérix et Obélix sont vraiment les acteurs de cette aventure (contrairement à « l’Iris blanc » où ils n’étaient que témoins des pérégrinations de Bonemine et d’Abraracourcix).
Certes, nous échappons pas au côté carte postale du Portugal (que je connais assez bien pour y avoir passé de long moment, mon épouse étant portugaise) , des pastels de nata au bacalhau, en passant par le vinho verde et le fado , sans oublier la saudade, très présent dans cette intrigue.
Niveau dessin, Didier Conrad est toujours aussi bon dans la reprise de personnage, avec une mention spéciale pour le déguisement de nos deux héros en lusitaniens. C’est fort réussi. Niveau scénario, je ne suis pas un grand fan de Fabcaro, mais là j’avoue qu’il a bien fait le job. Le cahier des charges est bien respecté, et même, pour une fois, l’apparition des pirates m’a bien fait rire (même si la vigie Baba, est difficilement reconnaissable ici). Même si Fabcaro use voire abuse de calembours et de jeu de mots à mon goût, j’ai souvent ri à la lecture de cet opus. Les noms des personnages romains ou lusitaniens, m’ont fait sourire plus d’une fois ! D’ailleurs, je me demande, si Astérix est bien encore adapté aux enfants tant les références liées à l’actualités sont légions : les mots de passe, le marketing, l’exil doré de certains retraités , et le problème des retraites( d’ailleurs, l’allusion à la réforme des retraites, dont on nous rabâche les oreilles tout au long de l’année, aurait pu ne pas être abordée par exemple) Un petit regret, tout de même, sur cette aventure, c’est la rapidité avec laquelle Astérix et Obélix acceptent la mission, et quittent le village (que l’on ne voit pas dans cet album)
Bref, j’ai vraiment aimé cet album, que je place juste après « Le papyrus de César », et bien devant « la Fille de Vercingétorix » et « l’Iris blanc » que j’avais trouvé très moyen.
J’ai, comme d’habitude depuis la reprise d’Astérix par Conrad, lu cette aventure d’Astérix dans la version tirage de luxe, qui, grâce à son grand format, et avec sa version noir et blanc, donne toute sa dimension à son dessin.
"Il y a des temps où l'on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux" Chateaubriand