
Cooltrane a écrit: En tout cas, bravo pour ta longue critique en français bien développée, qui montre que tu as intégré l'esprit A&O.
Je me suis souvent demandé comment cela se passait avec les traductions de albums et avais eu un élément de réponse avec un lecteur allemand dans le sujet Iris Blanc.

Ramen a écrit:Cooltrane a écrit: En tout cas, bravo pour ta longue critique en français bien développée, qui montre que tu as intégré l'esprit A&O.
Je me suis souvent demandé comment cela se passait avec les traductions de albums et avais eu un élément de réponse avec un lecteur allemand dans le sujet Iris Blanc.
La traduction polonaise est globalement bonne, du moins dans le sens où les dialogues sont amusants et qu’il y a beaucoup de jeux de mots astucieux dans les noms. Bien sûr, certaines références se sont « perdues » dans la traduction (même si le temps a sans doute aussi fait son œuvre). Certains albums populaires comme Astérix en Corse ou Le Bouclier arverne ont la réputation d’être « les plus ennuyeux », car les blagues locales n’ont pas le même impact ou la même portée satirique en dehors de la France… En revanche, Le Tour de Gaule d’Astérix tient toujours la route, car il reste plein d’aventures drôles, même si les blagues sur les régions françaises passent un peu au-dessus de la tête.


Alors là, je suis totalement d'accord !Ramen a écrit:Oui, il y a un début, un développement et une fin, mais ce qui se passe au milieu est totalement inintéressant. L’histoire devrait se construire en compliquant la vie des héros, avec des rebondissements, des surprises…
Je retrouve ici le même problème que dans Astérix en Italie : il ne se passe rien.
)

Bob Salvador a écrit:Une chose qui m'a fait tiquer : Epidemaïs parle de "rentrer en Maurétanie" (actuelle Algérie) alors qu'il est phénicien (libanais, grosso modo). Pourquoi ce changement ici ? Erreur d'inattention ?

Olaf Le Bou a écrit:Bob Salvador a écrit:Une chose qui m'a fait tiquer : Epidemaïs parle de "rentrer en Maurétanie" (actuelle Algérie) alors qu'il est phénicien (libanais, grosso modo). Pourquoi ce changement ici ? Erreur d'inattention ?
Il retournait peut-être à Carthage, c'était la Phénicie, aussi.

Olaf Le Bou a écrit:Bob Salvador a écrit:Une chose qui m'a fait tiquer : Epidemaïs parle de "rentrer en Maurétanie" (actuelle Algérie) alors qu'il est phénicien (libanais, grosso modo). Pourquoi ce changement ici ? Erreur d'inattention ?
Il retournait peut-être à Carthage, c'était la Phénicie, aussi.

klorophylle 34 a écrit:Enfin lu! et que dire depuis la reprise c'est pour moi le plus mauvais album, mais pourquoi me demanderez vous, je vous explique:
- d'abord le début comme l'a si bien dit Ramen, arrivée d'un bateau et hop un portugais qui demande de l'aide ( on finira par ouvrir un guichet bord de plage avec à chaue fois une nouvelle nationalité.
- Ensuite départ pour la Lusitanie, au passage pirates expédiés en deux temps, trois mouvements ( cahier des charges oblige), puis arrivée au pays.
- Là du coup ça se gâte, entre les points explicatifs pour décrire le pays, les moeurs, le voyage de ville en ville, les rencontres il ne se passent rien!
quelques jeux de mots, des légionnaires vite fait, un minima de castagne, je me suis cru dans la lecture d'un guide touristique.
- Le traître redondant, le complot, on prend par ci, par là et on pond vite fait mal fait une intrigue dont la fin est connue d'avance, César fait de la figuration ( cahier des charges).
- Le dessin est bon, bien que j'ai trouvé les cases parfois trop petites pour tant de détails, les couleurs un peu étranges parfois ( limite fades)
- Bref je me suis sérieusement ennuyé à sa lecture, je l'ai relu et ça m'a semblé toujours aussi mou et long
Bilan un mauvais album qui ne restera pas dans ma mémoire et sans doute dans mon top 3 des mauvais Astérix!

rayman2 a écrit:Olaf Le Bou a écrit:Bob Salvador a écrit:Une chose qui m'a fait tiquer : Epidemaïs parle de "rentrer en Maurétanie" (actuelle Algérie) alors qu'il est phénicien (libanais, grosso modo). Pourquoi ce changement ici ? Erreur d'inattention ?
Il retournait peut-être à Carthage, c'était la Phénicie, aussi.
Tu fais ton Fernandel ?

Julien Despreux a écrit:
Il manque surtout une véritable némésis à la Borg, Olrik, Rastapopoulos, ...
.



Hmmm... Vous n'avez pas l'impression que les Némésis, ça fait trop "BD du siècle dernier" ?Julien Despreux a écrit:Il manque surtout une véritable némésis à la Borg, Olrik, Rastapopoulos, ...

"Goscinny faisait ça aussi, il aimait faire des parallèles avec notre monde". C'est pire que ça : le concept entier d'Astérix tient dans ce principe ! A part un peu au début, où il visait surtout les livres d'histoire (Gaulois, Serpe, Goths) ou les péplums (Gladiateur, Cléopâtre...), il a toujours raconté ses contemporains.Nicolas84 a écrit:ma principale réserve concerne les retraités et leur côté franchouillard et "on est mal gouvernés", c'est un peu lourd à force, car trop proche de "notre monde". Je sais ce que vous allez dire: "Goscinny faisait ça aussi, il aimait faire des parallèles avec notre monde", mais il le faisait par petites touches, là ces personnages prennent trop de place, c'est un peu lourdingue à force.

gill a écrit:Goscinny était plus moderne que ses contemporains, je trouve : l'adversité était aussi changeante que la vie, elle n'était pas forcément personnifiée par UN méchant unique et récurrent (par exemple, c'est la fatalité qui fait que les tonneaux changent de mains en mains, avant d'atterrir dans le stade)
L'erreur des apprentis scénaristes suivants, à mon avis, fut de faire de César+Brutus la Némésis qui leur manquait (et de Falbala, la petite fiancée éternelle... Là aussi : "BD du siècle dernier")

gill a écrit:Hmmm... Vous n'avez pas l'impression que les Némésis, ça fait trop "BD du siècle dernier" ?Julien Despreux a écrit:Il manque surtout une véritable némésis à la Borg, Olrik, Rastapopoulos, ...![]()
Goscinny était plus moderne que ses contemporains, je trouve : l'adversité était aussi changeante que la vie, elle n'était pas forcément personnifiée par UN méchant unique et récurrent (par exemple, c'est la fatalité qui fait que les tonneaux changent de mains en mains, avant d'atterrir dans le stade)
L'erreur des apprentis scénaristes suivants, à mon avis, fut de faire de César+Brutus la Némésis qui leur manquait (et de Falbala, la petite fiancée éternelle... Là aussi : "BD du siècle dernier")

gill a écrit:"Goscinny faisait ça aussi, il aimait faire des parallèles avec notre monde". C'est pire que ça : le concept entier d'Astérix tient dans ce principe ! A part un peu au début, où il visait surtout les livres d'histoire (Gaulois, Serpe, Goths) ou les péplums (Gladiateur, Cléopâtre...), il a toujours raconté ses contemporains.Nicolas84 a écrit:ma principale réserve concerne les retraités et leur côté franchouillard et "on est mal gouvernés", c'est un peu lourd à force, car trop proche de "notre monde". Je sais ce que vous allez dire: "Goscinny faisait ça aussi, il aimait faire des parallèles avec notre monde", mais il le faisait par petites touches, là ces personnages prennent trop de place, c'est un peu lourdingue à force.
Alors montrer un contemporain français franchouillard, c'est parfaitement cohérent. Ça peut déplaire à ceux qui se sentent visés, mais pour moi, le Portugal, c'est un endroit où on trouve pas mal de français : des touristes, des binationaux, des retraités... Donc en montrer un exemplaire représentatif, ça me semble aller de soi.
(même si c'est peut-être mal compris des lecteurs étrangers... notamment notre ami polonais...)
Personnellement, j'aurais même un peu plus détaillé cette galaxie de binationaux et retraités, et pas simplement les touristes (déjà fait en hispanie).
Le bonne d'Homéopatix et Galantine (les Lauriers), n'était-elle pas portugaise ? "La madame elle est serbie"
On aurait pu la retrouver à la retraite dans son village portugais, par exemple... Ainsi que d'autres retraités, en analysant leur rapport au pays. Je suis sûr que Goscinny aurait fait ça !

Cooltrane a écrit:C'est pas Barbe Rouge, Triple Patte et Baba les Némésis de A&O?

Farpaitement ! Et c'est ça que j'admire, chez lui : il avait suffisamment de recul pour trouver de l'humour dans toutes les bêtises humaines, même et surtout les plus simples. Il suffisait de trouver une particularité chez une catégorie de personne, et il s'en amusait. Que ces particularités soient "aimables" ou qu'elles soient "désagréables". Tout était source d'humour.zourbi le grec a écrit:Il n'était pas manichéen comme Jacobs et Martin et chez lui les "braves gens" sont aussi capables du pire (les villageois lâches, prétentieux, violents, ... et la foule toujours prête à lyncher dans Lucky Luke). Donc tout le monde est méchant sauf les héros bien sûr![]()

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