mdata a écrit:1) Pour le plaisir du jeu, même quitte à ne pas gagner
2) Tout simplement parce que même si tu as un adversaire bien plus fort que toi, il y a toujours la possibilité de faire un truc imprévu voire débile qui va le déstabiliser.
Aux échecs, et même au jeu de go, un humain n'a aucune possibilité de gagner contre une IA aujourd'hui. Même les meilleurs joueurs mondiaux sont très en dessous de ce que peut faire une IA, improvisation y compris. C'est elle d'ailleurs qui va improviser des coups ( y compris des sacrifices de pièces) incompréhensibles pour un humain parce qu'elle joue 30 à 40 coups en avance et sait qu'elle en tirera un bénéfice au-delà des moyens de calcul d'un cerveau humain.
Reste le plaisir personnel de jouer comme tu le décris, mais on est dans un autre rapport au jeu. Comme un intervenant le précise, "même si une Ferrari va plus vite qu'Hussein Bolt, on continue à avoir des coureurs à pied".
Si j'en reviens au dessin, quand l'IA sera capable de produire plus et mieux que n'importe quel dessinateur, cela changera forcément notre rapport au dessin "traditionnel" et certainement aussi toute l'économie du secteur. Un dessin tradi aura peut-être une valeur plus affective que purement technique.
Le grand maître d'échecs qui s'exprime indique combien le fait de pouvoir s'entraîner contre des ordinateurs, puis des IA, a considérablement augmenté la compétence moyenne des joueurs d'échecs mondiaux, l'ordi est un excellent entraîneur, un bon professeur qui corrige au fur et à mesure toutes tes erreurs en étant à ta disposition constamment, mais qui reste toujours cependant supérieur à toi. Il voit cette évolution de manière positive, incontournable.
J'ai, pour ma part, trouvé que l'analogie avec le dessin m'amenait à une réflexion sous un autre angle de l'irruption de l'IA dans nos domaines artistiques, même si bien entendu, les dégâts en terme d'emplois seront sans doute considérables.