zourbi le grec a écrit:Elyho a écrit:Qu’on le veuille ou non, quand les gens achètent une série classique emblématique, ils s’attendent à retrouver plus ou moins les mêmes canons que ce qu’ils associent à un « âge d’or ». Pour Spirou, tout le monde s’accorde à dire que c’était Franquin et T&J, je connais très peu de personnes nostalgiques de Nic et Cauvin ou Fournier (même s’il y a d’excellents Fournier, ce n’est pas la question, on parle du grand public qui se préoccupe à peine de lire le nom des auteurs).
Spirou, c’est une série qui échappe à ses auteurs. Quand les gens achètent du Spirou, ils veulent une sorte de « standard ». C’est comme des plats au restaurant ou une appellation de vin ou de fromage...![]()
C’est pour ça que les reprises avec des libertés graphiques ont à mon avis toujours échoué en majorité.
Alors que la série « vu par » était parfaite pour autoriser toutes ces libertés, c’était une série uniquement achetée par des lecteurs avertis. D’ailleurs le meilleur Yoann et Vehlmann était dans cette série, de loin. Quand Yoann s’est forcé à changer son style, ça ne lui plaisait qu’à moitié et ça se ressentait finalement.
Alors qu’un mec comme Tarrin a naturellement ce genre de style et tous ses Spirou m’ont paru fluides graphiquement. Idem Janry en son temps.
Ca c'est valable pour les vieux fans qui ne vont pas durer éternellement mais Dupuis se doit de renouveler le public de Spirou car c'est sa série mascotte et éponyme du journal et il ne peut pas l'arrêter. La série mère est surement une "danseuse" qui lui coute de l'argent mais il n'a pas trop le choix.
En ce que concerne Olivier S., pour moi il n'aurait jamais du interrompre sa collaboration avec Yann, qui est un scénariste à sa mesure et avec qui, il "fonctionne" bien.
Le problème de Yann ces dernières années c’est qu’aussi bien dans ses Spirou à Bruxelles qu’avec la communauté arménienne dans Atom (ou le milieu gangster), il a tendance à en faire des tonnes et des tonnes avec l’argot et les références culturelles, ça sonne faux ou forcé sur la forme alors que sur le fond finalement les histoires sont finalement très bien en soi.
S’il pouvait réussir à ne pas mettre 3 couches de « vernis culturel » par dessus ses bonnes histoires, il serait très bien en effet.















